Les éditions Albert-René devront verser des indemnités à Sylvie Uderzo

PARIS, 17 mars 2009 (AFP) – Les prud'hommes de Paris ont condamné les éditions Albert-René d'Albert Uderzo à verser des indemnités de licenciement à Sylvie Uderzo, mais ont débouté les demandes de dommages et intérêts de la fille du co-créateur d'Astérix, a-t-on appris mardi auprès des avocats des
deux parties.

 
   Sylvie Uderzo de Choisy, fille unique d'Albert Uderzo, contestait son licenciement pour faute grave fin 2007 de son poste de directrice générale de la société Albert-René, éditrice des neuf derniers albums d'Astérix. La société a été fondée par Albert Uderzo en 1979 après la mort de René Goscinny,
co-créateur des personnages.
 
   Mme Uderzo de Choisy réclamait 776.000 euros au total, en comptant les indemnités et les dommages et intérêts.
 
   Les prud'hommes ont condamné les éditions à lui verser l'intégralité des indemnités légales, à savoir 270.000 euros. Mais les éditions n'ont pas été condamnées à payer les dommages et intérêts complémentaires demandés par la plaignante.
 
   "Mme Uderzo est satisfaite de la décision du tribunal" car la faute grave n'a pas été retenue, a déclaré à l'AFP Me Muriel Pariente.
 
   Les éditions Albert-René se disent elles aussi "satisfaites de cette décision qui met fin à une querelle stérile que Sylvie Uderzo entretient", selon l'avocat des éditions Albert-René Me Olivier Baratelli.
 
   Albert Uderzo, 81 ans, et sa fille unique sont en conflit ouvert depuis plusieurs mois. Le dessinateur a cédé en décembre dernier à Hachette Livre les 40% de participation qu'il détenait dans Albert-René.
 
   Avec l'acquisition des 20% détenus par la fille de René Goscinny, Hachette détient désormais une participation majoritaire. L'opération est dénoncée par Sylvie Uderzo, qui reste propriétaire des 40% restants d'Albert-René.
 
   fmp/juc/DS
 

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