Corruption: jusqu’à 6 mois ferme requis à l’encontre des détectives

VERSAILLES, 10 mars 2010 (AFP) – Des peines allant de 2.000 euros d'amende à six mois de prison ferme, ainsi qu'une relaxe, ont été requises mercredi devant le tribunal correctionnel de Versailles à l'encontre de seize personnes, dont des détectives et d'anciens gendarmes, poursuivis notamment pour corruption.

Les peines les plus lourdes ont été réclamées à l'encontre de Patrick Baptendier, ex-gendarme reconverti en agent privé de recherche, et l'ancien commissaire de police de Palaiseau (Essonne), Robert Marty. Pour le premier, une peine de 30 mois de prison dont 24 mois avec sursis,une amende de 5.000 euros et une interdiction professionnelle de cinq ans ont
été requises.
   Une peine de deux ans de prison dont 18 mois avec sursis, une amende de 5.000 euros et une interdiction des droits civiques de cinq ans ont été requises contre M. Marty, qualifié de "flic ripou" par le procureur Luc-André Lenormand pour avoir "complaisamment, et moyennant finance, fourni des informations" à Patrick Baptendier.
   Le magistrat a souligné que cette affaire "met en lumière le rôle occulte de ces officines" privées de renseignement qui "n'hésitent pas à transgresser la loi" pour obtenir des informations, qualifiant ces pratiques d'"atteinte intolérable au secret et aux droits de la personne".
   Une relaxe a été demandée pour la comptable de l'agence de recherche de M.Baptendier.
   Des peines de 3 à 8 mois de prison avec sursis, assorties pour deux d'entre eux d'une interdiction des droits civiques de trois ans, ont été requises à l'encontre des quatre anciens gendarmes du Service Technique de Recherches Judiciaires et de Documentation (STRJD) à Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).
Ils sont poursuivis pour avoir divulgué des données confidentielles à leurs anciens collègues, devenus détectives privés.
   Les prévenus encourent jusqu'à dix ans d'emprisonnement.
   L'affaire avait été mise au jour lors d'écoutes téléphoniques dans un autre dossier portant sur l'enlèvement d'un jeune garçon, dans lequel intervenait un détective privé dont la société est basée à Saint-Germain-en-Laye (Yvelines). Le procès est prévu jusqu'à vendredi.’

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