Antibes Six mois de prison pour le policier érotomane

 

«Cest fini, Caroline n’entendra plus jamais parler de moi », assure depuis le box des détenus du tribunal correctionnel de Grasse, un Vallaurien de 42 ans qui depuis plus d’un an harcèle son ex-compagne.

L’homme avait servi le même discours au tribunal lors de précédentes comparutions pour les faits identiques commis sur la même victime. Lundi, l’homme, « qui souffre de délires érotomaniaques » a indiqué le président Marc Joando, a cette fois été condamné à une peine de prison ferme : six mois pour violation de domicile et appels téléphoniques malveillants.

Depuis leur rupture, son ex-petite amie, une Antiboise de 44 ans, vit un véritable enfer.

SMS, coups de fil, e-mails, fleurs et bijoux déposés dans son jardin, le policier n’a de cesse de clamer son amour.

Affection psychiatrique

Partout, dans la rue, au restaurant, à la salle de sport, au pied du cabinet de son avocate ou encore à proximité de son lieu de travail, le policier transi est là. Dans un courrier, il lui demande même d’embrasser le petit Loan, enfant qu’il aurait souhaité avoir avec elle et qui n’a jamais été conçu.

Un comportement pathologique, « une affection psychiatrique » précise son avocate Me Sandrine Cohen-Scali, qui l’a conduit à une hospitalisation d’office pendant deux mois.

« Depuis ma sortie, j’ai compris », assure ce grand brun aux cheveux ras, suspendu sans solde de ses fonctions de sous-brigadier au commissariat central de Nice et contre qui deux mois de prison ont été requis par la procureure adjointe Muriel Fusina.

« Pour la Saint-Valentin, alors qu’il était en prison, j’ai pourtant retrouvé un bouquet de mimosa sur le pare-brise de ma voiture qui était stationnée dans un garage fermé » indique la victime, extrêmement perturbée.

« Ça va se terminer aux assises » redoute l’avocate de la partie civile Me Cécile Lassau qui rappelle que le polcier avait été condamné par le tribunal de police d’Antibes pour des violences commises sur sa cliente.

(Source: Nice-Matin)

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