| Fin de l'enquête sur les chargés de mission de Paris impliquant Chirac |
| 25-04-2009 | |
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PARIS, 24 avr 2009 (AFP) - La juge d'instruction Xavière Simeoni a bouclé début avril son enquête sur les chargés de mission de la ville de Paris dans laquelle l'ancien président Jacques Chirac, 76 ans, est mis en examen pour "détournement de fonds publics", a-t-on appris vendredi de sources judiciaires
Les parties disposent désormais de trois mois pour demander à la juge d'éventuels actes complémentaires avant que le parquet de Paris ne prenne ses réquisitions, selon ces sources, confirmant une information du site internet du Parisien. L'ancien président de la République (1995-2007), protégé pendant 12 ans par sa fonction à la tête de l'Etat, avait été mis en examen le 21 novembre 2007 pour "détournement de fonds publics dans cette affaire d'emplois présumés de complaisance payés par le cabinet du maire de Paris avant 1995 au bénéfice de proches du RPR. Le matin même, il avait reconnu dans une tribune publiée par le Monde avoir "souhaité ou autorisé" lorsqu'il était maire de Paris les recrutements de chargés de mission car, disait-il, ils étaient "légitimes autant que nécessaires". Dans ce texte titré "Vérité sur les chargés de mission de Paris", M. Chirac expliquait notamment que dès le 13 décembre 1977, le "conseil municipal (avait) délibéré et autorisé leur recrutement, autorisation renouvelée ensuite, tous les ans, lors du débat public sur le budget". "Jamais les moyens de la Ville de Paris n'ont été mis aux services d'autres ambitions que d'agir pour les Parisiennes et Parisiens. Jamais il n'y a eu d'enrichissement personnel", écrivait M. Chirac. Outre Jacques Chirac, cinq anciens directeurs de cabinet de la mairie ont été mis en examen dans ce dossier pour "détournement de fonds publics" : Robert Pandraud, Daniel Naftalski, Michel Roussin, Rémy Chardon et Bernard Bled. Dans un courrier adressé à la juge le 7 novembre 2007, les cinq hommes ont soutenu que leurs "attributions en matière de recrutement de chargés de missions étaient purement formelles". L'instruction menée par Mme Simeoni concerne une période courant de 1983 à 1998, soit du début du second mandat de M. Chirac à la mairie aux trois premières années du mandat de son successeur Jean Tiberi. Parmi les bénéficiaires présumés de ces emplois figure un ancien préfet, soupçonné d'avoir bénéficié d'un chauffeur payé par le cabinet du maire de Paris. Selon une source proche du dossier, il s'agit du seul contrat signé de la main de Jacques Chirac. L'ancien président a été entendu à plusieurs reprises par la juge Xavière Simeoni sur ce dossier. Lors de sa dernière audition le 3 juillet 2008, M. Chirac aurait affirmé qu'en qualité de maire de Paris, il assumait "la responsabilité du recrutement" des bénéficiaires de ces emplois, "même si pour beaucoup d'entre eux, (il) ne les connaissait pas", selon une source proche du dossier. "Dès lors, il serait injuste d'en rendre responsables les directeurs de cabinet qui, dans le cadre de leurs fonctions, devaient signer les contrats", aurait déclaré M. Chirac, selon cette même source. La clôture de l'instruction des chargés de mission de la ville de Paris, notifiée le 2 avril, est intervenue deux jours après que la Cour de cassation eut rejeté la demande de dessaisissement du juge de Nanterre, Alain Philibeaux qui souhaitait que le dossier des emplois fictifs du RPR, visant également Jacques Chirac, soit transmis à la juge parisienne Xavière Simeoni. pr/pmg/dv |