| Deux facteurs et un complice en examen pour escroqueries à la carte bleue |
| 26-07-2008 | |
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EVRY, 26 juil 2008 (AFP) - Deux facteurs et leur complice présumé interpellés à Brunoy (Essonne) pour avoir subtilisé les coordonnées de cartes bancaires destinées à des clients de la Banque Postale, ont été mis en examen samedi par le parquet d'Evry, a-t-on appris de source judiciaire.
Ils ont été placés sous contrôle judiciaire avec cautionnement et devront répondre "d'escroquerie par agent chargé de mission de service public", a-t-on précisé de même source. Les deux facteurs ont été interpellés et placés en garde à vue jeudi, de même que leur complice présumé vendredi. Depuis le début de l'année, les deux postiers ouvraient les enveloppes qui contenaient des cartes bancaires et récupéraient les coordonnées ainsi que le cryptogramme avant de refermer soigneusement les plis et de les livrer à leurs destinataires, a indiqué une source policière, confirmant une information du Parisien. Avec ces données, leur complice, lui-même ancien postier, commandait sous de faux noms par internet des places de concert, dont le montant pouvait aller de 60 à 150 euros, ainsi que des billets d'entrée pour des parcs de divertissement. Les deux facteurs interceptaient les places dans le courrier et les revendaient sur des sites de vente aux enchères ou à la sauvette devant des lieux de concerts comme le Stade de France. Une douzaine de clients escroqués avaient porté plainte auprès du commissariat de Brunoy, qui a enquêté avec les services de sécurité de la Banque Postale, a déclaré une source policière. Un dispositif de surveillance a permis jeudi l'interpellation d'un des facteurs impliqués dans le trafic alors qu'il venait de récupérer dans son casier une enveloppe contenant des places de concert adressées sous un faux nom. Il a rapidement dénoncé son collègue et les enquêteurs sont remontés jusqu'au cerveau de l'affaire qui a été interpellé vendredi, a indiqué cette même source. L'enquête se poursuit pour identifier d'autres victimes éventuelles de ce trafic dont le préjudice, qui est toujours en cours d'évaluation, pourrait dépasser les 10.000 euros. |