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LYON, 20 mai 2009 (AFP) - Le directeur d'une école privée lyonnaise et une Française d'origine chinoise mis en examen et écroués dans le cadre d'une enquête sur une filière clandestine présumée d'étudiants chinois à Lyon, ont été mercredi libérés sous contrôle judiciaire, a indiqué un de leurs avocats.
"La chambre d'intruction de la cour d'Appel de Lyon a réformé la décision du juge de la liberté et de la détention du maintien en détention provisoire de mon client", a déclaré à l'AFP sans plus de précisions le conseil du directeur, Me Christophe Neyret. Agée d'une cinquantaine d'années, la femme est employée dans une agence de voyage et soupçonnée d'avoir servi d'intermédiaire depuis plusieurs années. Ils doivent respectivement s'acquitter d'une caution de 20.000 et 15.000 euros. Hervé Martin, 59 ans, directeur de l'Institut supérieur de commerce (ISDC),une école privée hors contrat, a été poursuivi le 8 mai pour "travail dissimulé, abus de confiance et aide au séjour irrégulier", ce qu'a contesté son avocat qui a déposé mardi une demande de remise en liberté.Les étudiants chinois visés "disposaient d'un titre de séjour régulier délivré par l'ambassade de France en Chine", selon Me Neyret. Les enquêteurs soupçonnent ces étudiants de s'être inscrit dans le seul but d'obtenir des papiers pour séjourner en France, en ayant un statut étudiant sans assister aux cours. L'affaire a débuté à la suite d'une plainte de l'Urssaf pour des délits présumés de fraude et de travail dissimulé. Lors d'un contrôle, les enquêteurs ont mis la main sur des dossiers portant la mention +étudiants chinois+. Selon Me Neyret, le directeur de l'ISDC a été contacté par une Française d'origine chinoise, qui lui a dit que des étudiants chinois cherchaient des cours de remise à niveau en France, en français et en maths. "Il y a trois ou quatre ans, ils ont signé une convention écrite, convenant de frais de scolarité pour un module de 12 heures par semaine de remise à niveau pour pouvoir postuler ensuite sur d'autres filières", a-t-il dit, soulignant que depuis cette date, l'ISDC accueille chaque année quelque 70 Chinois. bur-dfa/lln
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