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VERSAILLES, 20 mai 2009 (AFP) - L'élection du nouveau président du conseil général des Yvelines aura lieu mardi à Versailles, a annoncé le président sortant Pierre Bédier (UMP), contraint à la démission, dans un courrier adressé mercredi à ses collègues de ce conseil, dont l'AFP a eu copie.
L'ex-secrétaire d'Etat, condamné définitivement à de la prison avec sursis assortie d'inéligibilité pour corruption passive et recel d'abus de biens sociaux, rendra sa démission en préfecture, la veille, "lundi 25 mai", à la préfète du département Anne Boquet. L'élection, qui aura lieu au cours d'une séance extraordinaire, "est organisée rapidement de manière à assurer la continuité des actions menées par Pierre Bédier. Il n'y aura donc pas de présidence par intérim", assure-t-on au Conseil général. "Il ne faut pas ajouter du trouble au trouble", a ajouté cette source. Dans le même temps, la ministre du Logement Christine Boutin, première vice-présidente du conseil général, a affirmé dans un communiqué qu'elle "assurera la présidence par intérim du conseil général, dès la formalité de notification à M. Bédier par la préfète des Yvelines, de la démission d'office de son mandat de conseiller général". Mme Boutin, qui serait sur les rangs pour succéder à M. Bédier selon des sources locales, ajoute qu'"elle assurera cette présidence au service de l'intérêt général et des Yvelinois". Pierre Bédier, pour sa part, serait favorable à ce qu'Alain Schmitz, actuel vice-président en charge de l'urbanisme, président du groupe majorité départementale, élu de Versailles, lui succède, selon des sources très proches de lui. Il aurait cherché à prendre Mme Boutin de vitesse. Les noms de deux autres candidats circulaient jusque là: le député UMP Pierre Lequiller et Jean-Marie Tetart, tous deux vice-présidents. Contactée par l'AFP, Valérie Pécresse, ministre et conseillère régionale élue des Yvelines, s'est refusée à citer un favori. "Le vote est incertain",selon elle. Par ailleurs, M. Bédier a annoncé sur son blog, www.pierrebedier.net, qu'il allait saisir la Cour européenne des droits de l'Homme après le rejet de son pourvoi par la cour de cassation de Paris qui le condamne à démissionner. "Les soutiens nombreux, d'élus de droite et de gauche, des gens modestes ou plus aisés, anonymes ou connus, m'ont convaincu de poursuivre le combat pour imposer la vérité de mon innocence; je saisirai dans les jours qui viennent la Cour européenne des droits de l'Homme", écrit l'ancien maire de Mantes-la-Jolie. La Cour de cassation a rejeté mercredi le pourvoi formé par M. Bédier,rendant définitive son inéligibilité, ce qui l'oblige à quitter son mandat de conseiller général. sr-eb/cgd/DS
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