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PARIS, 1 juil 2009 (AFP) - Les professionnels de l'art contemporain, directeurs de centres d'arts, galeristes ou commissaires réunis dans la fédération CIPAC, ont exprimé mercredi leur "émotion et leur indignation" après le renvoi en correctionnelle de trois organisateurs d'une exposition controversée.
Réunis dans la Fédération des professionnels de l'art contemporain, ils dénoncent dans une lettre ouverte au ministre de la Culture Frédéric Mitterrand, communiquée à la presse, ce "harcèlement professionnel et moral" qui frappe les organisateurs de l'exposition "Présumés innocents" renvoyés devant le tribunal correctionnel de Bordeaux. Sous la signature du président de la CIPAC Emmanuel Latreille, ils demandent un rendez-vous au ministre "garant de la liberté de création" pour trouver la "voie la plus juste pour régler une affaire digne des procès faits au XIXe siècle à Flaubert pour +Madame Bovary+ et à Baudelaire pour +Les Fleurs du Mal+" L'ancien directeur des musées de Bordeaux, Henry-Claude Cousseau, aujourd'hui directeur de l'Ecole nationale supérieure des Beaux Arts de Paris, et les deux commissaires de l'exposition, Stéphanie Trembley et Marie-Laure Besnard-Bernadac, ont été renvoyés le 19 juin devant le tribunal de Bordeaux, notamment pour "diffusion de l'image ou de la représentation d'un mineur présentant un caractère pornographique". L'exposition en 2000 au Musée d'art contemporain de Bordeaux avait rassemblé deux cents oeuvres, photographies, vidéos et autres installations de 80 artistes internationaux reconnus dont Christian Boltanski, Annette Messager ou Garry Gross. Après la clôture de l'exposition, l'association de protection de l'enfance La Mouette avait porté plainte avec constitution de partie civile. ff/da/lln
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