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Affaire de pyramide financière |
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07-07-2007 |
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Page 1 sur 2 DRAGUIGNAN (Var), 28 juin 2007 (AFP) - Quinze personnes, impliquées à des degrés divers dans une vaste escroquerie touchant le sud-est de la France et basée sur le principe de la "pyramide financière", ont été condamnées jeudi à des peines allant jusqu'à 6 mois de prison ferme par le tribunal correctionnel de Draguignan.
Le système de la pyramide consiste à convaincre des gens d'intégrer un "club" présenté comme très sélectif et où l'on peut gagner beaucoup d'argent. Pour y entrer, il faut s'acquitter d'une somme généralement conséquente. A partir de là, chaque membre peut gagner des sommes variables en recrutant de nouvelles personnes prêtes à payer le ticket d'entrée, qui elles-mêmes seront rémunérées pour leurs recrutements. Le tribunal de Draguignan jugeait des membres de deux pyramides baptisées "Goldfinger" et "World 2000" qui ont sévit dans tout le sud-est de la France à la fin des années 90. Selon l'accusation, parmi les 4.500 personnes approchées pour la seule pyramide "Goldfinger", qui a fonctionné en 1998 et 1999, 1.143 y ont adhéré. "Goldfinger" aurait généré un chiffre d'affaires de 28.860.000 francs (environ 4,2 millions d'euros) et un bénéfice d'environ 11.544.000 francs (1.750.000 euros). La pyramide "World 2000" qui a été démantelée en avril 2000, quatre mois après sa création, n'a pas eu le temps de se développer. Pour entrer dans le réseau, il fallait verser 20.000 francs (environ 3.000 euros) et, pour prétendre à des gains, il convenait de recruter au moins trois membres. Sur les 20.000 francs versés par un nouveau membre, 7.700 francs étaient reversés au "cerveau". Pour éviter d'attirer la curiosité des autorités, les réunions avaient lieu en Italie, principalement à San Remo, où des "show" à l'américaine, avec musique tonitruante, applaudissements, remises de récompenses étaient organisés pour inciter les présents à verser leur participation de 20.000 francs. Considéré comme le cerveau, ce qu'il a toujours nié, un commerçant en voitures anciennes de Roquebrune-sur-Argens (Var), Patrick Léoni, 46 ans, déjà condamné en 2001 à Saint-Etienne pour des faits identiques, a été condamné à 2 ans de prison dont 18 mois avec sursis et 50.000 euros d'amende. Ses lieutenants, Luc Simono, Patrick Favre Petit Mermet et Jocelyne Theveney, directeurs de salles où étaient organisés les réunions de recrutement, ont été condamnés chacun à 18 mois de prison, dont 12 mois avec sursis, et à 20.000 euros d'amende.
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