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NANTERRE, 19 fév 2009 (AFP) - L'un des deux lycéens de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) poursuivis pour "rébellion" après une intervention policière en plein conseil municipal a été relaxé jeudi par une juge des enfants et son camarade a été condamné pour "rébellion" mais relaxé pour "violences", ont annoncé leurs parents devant le tribunal de Nanterre.
L'annonce du jugement, qui a été rendu à huis clos, a déclenché des cris de joie et des applaudissements parmi la cinquantaine de personnes, dont plusieurs élus de gauche et des lycéens, venus soutenir les deux garçons de 17 ans qui avaient passé près de 48 heures en garde à vue en novembre 2008. La mère d'un des deux lycéens, Chantal Anglade, a expliqué que la juge des enfants avait également ordonné le versement de 300 euros de dommages et intérêts à l'encontre du policier municipal qui s'était constitué partie civile et qui réclamait 1.600 euros. Le parquet de Nanterre a précisé à l'AFP que le lycéen condamné pour rébellion avait fait l'objet d'une "remise à parents, une mesure éducative" visant à "rappeler au mineur les notions d'autorité", en présence de ses parents. La mairie UMP, dirigée par Patrick Balkany, et qui réclamait 1.000 euros, a été déboutée, à la grande satisfaction des lycéens, de leurs parents et de leurs soutiens. "48 heures de garde à vue, une mise en examen et finalement une relaxe. Cela montre bien que tout cela était injuste", a réagi Baptiste, le lycéen relaxé. "Je ne comprends pas pourquoi Vincent a été condamné. Je maintiens que nous n'avons rien fait", a-t-il ajouté. Les deux lycéens, membres d'une association locale pour le logement, s'étaient rendus le 17 novembre 2008 au conseil municipal avec d'autres militants pour y interpeller le député-maire. Jugeant que les débats étaient troublés, Patrick Balkany avait interrompu la séance et demandé l'évacuation de la salle par les forces de l'ordre, déjà présentes en nombre avant l'ouverture du conseil, selon plusieurs témoins. A la suite de l'intervention policière, 17 personnes avaient été interpellées, dont 15 relâchées rapidement. Mais les deux lycéens, après avoir vu leur garde à vue prolongée par le parquet de Nanterre, avaient été mis en examen pour "rébellion" et l'un d'eux pour "violences sur personne dépositaire de l'autorité publique". La sénatrice PCF des Hauts-de-Seine Brigitte Gonthier-Maurin a confirmé jeudi qu'elle avait saisi la Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS) sur les conditions dans lesquelles s'étaient déroulées les gardes à vue. arb/ls/ct
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