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Une équipe dans les vols avec séquestration devant les assises |
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12-11-2010 |
LYON, 12 nov 2010 (AFP) - Trois hommes spécialisés dans les vols avec séquestration, commis notamment au détriment de bijoutiers, comparaissent depuis vendredi devant les assises du Rhône aux côtés de quatre coaccusés, poursuivis pour complicité, recel et association de malfaiteurs.
Constituée autour de Christos Lagakis, ressortissant belge d'origine grecque de 43 ans, au casier judiciaire bien fourni, qui se présente à l'audience comme "mécanicien sans adresse", la petite bande de malfrats devra répondre jusqu'à 26 novembre de 12 vols avec violence, dont certain avec séquestration, d'association de malfaiteurs et de détention d'armes et d'explosifs. Egalement présent dans le box des accusés, Georges Millet, 41 ans, colosse vêtu d'un polo vert, crâne rasé et barbe taillée en bouc, était le gros bras de l'équipe, décrit comme "violent" par un coaccusé au cours de l'instruction. Au deuxième rang dans le box, Mohamed Ouazène, 51 ans, qui ne paie pas de mine avec son un mètre 58, se présente comme "peintre en bâtiment". Une dizaine de condamnations en France et Belgique figuraient toutefois déjà à son casier, avant qu'il n'aide en 2004 Christos Lagakis à s'évader d'une prison belge, avant de l'héberger en Isère et de s'associer à lui pour commettre cette série de vols. Aux côtés de ces trois hommes, détenus depuis fin 2006 et début 2007, comparaissent libres quatre comparses, dont l'ancienne compagne de Christos Lagakis, qui a dénoncé les agissements de l'équipe. Sur ces 12 affaires, commises entre 2004 et 2006 en Rhône-Alpes, sept ont donné lieu à des séquestrations. Vêtus de noir, cagoulés et armés, les auteurs présumés s'introduisaient par surprise au domicile ou sur le lieu de travail des victimes, avant de les immobiliser à l'aide de menottes ou de bande adhésive. Ils réclamaient ensuite la combinaison du coffre-fort ou à défaut, les codes des cartes bancaires dont ils s'emparaient. Les cibles étaient aussi diverses que les butins étaient maigres. Particuliers, bijoutiers, caisse de remontées mécaniques dans une station de ski... Les agresseurs sont parfois repartis en n'empochant que quelques centaines d'euros ou des montres et des stylos. Le préjudice le plus important a été commis au détriment d'une retraitée collectionneuse d'art, chez qui les braqueurs ont lacéré des toiles et dérobé notamment une collection de vases Gallé, en partie retrouvée par la suite. Son avocat estime le préjudice total à 200.000 euros.
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