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PARIS, 2 avr 2009 (AFP) - Un homme d'affaires gabonais recherché par Libreville pour des malversations financières a été interpellé récemment et écroué en France en vertu d'un mandat d'arrêt international, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.
Félix Bongo, 39 ans, fils de l'ex-ministre gabonais des Affaires étrangères Martin Bongo et qui n'appartient pas à la famille du président gabonais Omar Bongo Ondimba, a été interpellé le 31 mars à Cergy (Val d'Oise) par la brigade nationale de recherche des fugitifs dépendant de l'Office central de lutte contre le crime organisé. Il a été écroué à Bois d'Arcy. Jusqu'à jeudi en fin d'après-midi, aucun commentaire n'avait pu être obtenu de source officielle gabonaise sur ce dossier. Félix Bongo était sous le coup d'un mandat d'arrêt international délivré à son encontre en 2008 par la justice gabonaise pour "faux en écriture et corruption active" pour des faits remontant à 2006. Il est poursuivi au Gabon pour des malversations dans l'achat de fourgons blindés commandés en 2006 par le Trésor public gabonais, dont la compagnie de Félix Bongo, ING Consulting, avait remporté le marché selon une procédure de gré à gré. Les véhicules ont été livrés en juin 2007 pour plus de 3,6 milliards de FCFA (près de 5,49 millions d'euros). En janvier 2008, une enquête a été ouverte par le procureur de la République de Libreville pour détournement de fonds, selon la presse locale qui avait à l'époque rapporté une surfacturation dans la transaction en évoquant un montant réel entre 400 millions et 800 millions de FCFA (610.000 à 1,22 million d'euros). Félix Bongo a toujours clamé son innocence et son avocate gabonaise, Me Gisèle Eyue Bekalé, soutient que le dossier est vide. Dans un communiqué transmis jeudi à l'AFP, un "comité de soutien à Félix Bongo" jusqu'alors inconnu dénonce l'interpellation et l'incarcération de l'homme d'affaires, détenteur, selon lui, d'un passeport diplomatique gabonais. L'ambassade du Gabon en France n'a pu être jointe jeudi soir pour confirmer ou informer cette information. Le comité de soutien suggère une affaire motivée par des querelles d'ordre clanique et qui impliqueraient des proches de la famille présidentielle. kap-ed-cs/soh/fm
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