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Un an ferme requis contre un fondateur de Franprix pour abus de biens sociaux |
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01-02-2010 |
PARIS, 1 fév 2010 (AFP) - Quatre ans de prison, dont un an ferme, ont été requis lundi contre Robert Baud, membre de la famille fondatrice de Franprix, jugé notamment pour abus de biens sociaux dans le financement présumé frauduleux de travaux de l'Agapa, un hôtel de luxe dont il est propriétaire.
L'accusation reproche à Robert Baud d'avoir rénové cet établissement de la côte bretonne, entre 2003 et 2006, en faisant financer les travaux par l'argent de Franprix et Leader Price, deux enseignes rachetées depuis par Casino. Ces rénovations, réalisées par SEI et AM Froid, des entreprises travaillant habituellement pour Franprix et Leader Price, auraient été facturées en règlement de prétendus travaux dans les magasins du groupe. Robert Baud a été "le catalyseur, le pivot de la fraude", a estimé la procureure : "tout part de lui et tout revient à lui". "Pendant quatre ans, il a substitué ses lois personnelles aux lois générales", a-t-elle ajouté, estimant les sommes en jeu à quatre millions d'euros. Elle a également requis contre M. Baud, l'un des fils du fondateur Jean Baud, 375.000 euros d'amende. Elle a estimé que M. Baud avait "profité du déséquilibre économique en sa faveur pour obtenir des biens et prestations sans les payer". Le ministère public a requis huit mois avec sursis et 60.000 euros d'amende contre son cousin Christian Baud, ancien membre du directoire de Leader Price. Il a reconnu avoir accepté des cadeaux et des voyages de la part d'AM Froid et de SEI. Dix-huit mois de prison avec sursis et 20.000 euros d'amende ont été requis contre deux dirigeants de la société SEI tandis que 36 mois avec sursis et 75.000 euros d'amende ont été requis contre les dirigeants d'AM Froid. Les premiers n'ont "pas ou peu bénéficié d'enrichissement personnel", contrairement à ceux d'AM Froid qui ont profité d'un "enrichissement personnel significatif", selon le ministère public. La fin du procès est prévue le 3 février.
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