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NANTES, 21 juil 2007 (AFP) - Un trafic de chéquiers volés dans un centre de de tri postal à Orvault (Loire-Atlantique), organisé par une filière africaine pour un préjudice se comptant en millions d'euros, a été partiellement démantelé ces derniers mois, a-t-on appris samedi de source proche de l'enquête.
Le préjudice serait "colossal", se comptant en "plusieurs millions d'euros". Un chèque de 800.000 euros notamment aurait été utilisé pour acheter "de belles voitures", selon la même source."Il s'agit d'une filière africaine. Mais elle n'est pas encore démantelée", selon la même source.Un chauffeur travaillant pour une société de transport prestataire de la Poste, déjà connu pour escroquerie, a été arrêté "il y a trois mois environ", selon les mêmes sources. Il a été mis en examen pour "vol en bande organisée" et écroué.Agé d'une trentaine d'années, ce Nantais "prenait des chéquiers régulièrement, en fonction des commandes qui lui étaient passées, depuis six mois environ". Au total, il aurait dérobé 500 carnets et est passible de 20 ans de réclusion criminelle, selon la même source.Les chéquiers volés étaient revendus sous forme de "kits, avec la fausse carte d'identité qui allait avec, pour 200 ou 300 euros", précise-t-elle. Des centaines de plaintes ont été déposées depuis l'été 2006 avant que l'attention des enquêteurs de la PJ nantaise ne se concentre sur le centre d'Orvault, où étaient imprimés les chéquiers. Trois autres personnes ont été arrêtées depuis l'arrestation du chauffeur, dont la dernière en région parisienne en début de semaine. Les autres l'ont été en juin. Elles sont soupçonnées d'être les "receleuses". Le faussaire qui fabrique les cartes d'identité qui accompagnaient les chéquiers court toujours.
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