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AMIENS, 11 mars 2008 (AFP) - Onze personnes ont été interpellées et 120 chiots saisis mardi lors d'une vaste opération anti-trafic de chiots pouvant provenir d'Europe de l'Est, dans une dizaine de chenils et animaleries de la Somme, de l'Aisne et du Pas-de-Calais, a indiqué le procureur d'Amiens Patrick Beau.
L'opération menée par 200 gendarmes et coordonnée par le GIR (Groupement d'intervention régionale qui réunit notamment gendarmes, policiers et douaniers) sur commission rogatoire d'un juge d'instruction d'Amiens visait notamment à vérifier l'exactitude des déclarations concernant l'origine, l'âge et les conditions sanitaires des chiots concernés. Parmi les onze personnes interpellées figurent un vétérinaire, des vendeurs de chiens, éleveurs et métayers (élevant des chiens ne leur appartenant pas), a précisé M. Beau. Une instruction avait été ouverte concernant notamment les chefs de tromperie sur l'origine, faux et usage de faux et exercice illégal de la médecine vétérinaire. Selon des sources proches de l'enquête, les chiots pourraient provenir de République tchèque, Slovaquie et Bélarus avec un transit par la Belgique et les Pays-Bas. Dans l'un des chenils, situé à Mézières-en-Santerre (Somme), des cadavres de chiots ont été saisis, signe d'une mortalité importante, a précisé de son côté le porte-parole de la gendarmerie, le lieutenant Bruno Deneutre. Les chiots saisis vont faire l'objet de toutes les analyses biologiques nécessaires avant d'être remis à la SPA. L'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (OCLAESP), la brigade des enquêtes vétérinaires, la direction des services vétérinaires et la direction générale de la concurrence et répression des fraudes ont également été associés à l'opération. La SPA, elle-même dotée d'une cellule anti-trafics, a précisé qu'elle avait fourni aux enquêteurs tous les éléments permettant de démanteler la filière. Selon un communiqué de l'organisme de protection des animaux, "il est temps qu'une prise de conscience s'opère sur les réalités de ce commerce où l'animal est considéré comme un bien de consommation".
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