|
Thomé-Génot: le parquet demande l'extradition des ex-patrons |
|
|
|
01-03-2010 |
REIMS, 1 mars 2010 (AFP) - Le parquet général de Reims a demandé l'extradition des deux ex-patrons du groupe américain Catalina coupables de malversations lors de la reprise en 2004 du sous-traitant automobile Thomé-Génot à Nouzonville (Ardennes), a-t-on appris lundi de source judiciaire.
Greg Willis, l'ancien PDG, et Catherine Zickfeld, son adjointe - tous deux résidents aux Etats-Unis dans l'Etat de Californie - avaient été condamnés à cinq ans de prison ferme et 20 millions d'euros de dommages et intérêts par le tribunal correctionnel de Reims en septembre 2009. Sous le coup d'un mandat d'arrêt international depuis septembre 2008, ils étaient absents et non représentés lors du procès. "Contrairement aux rumeurs qui circulent, les Etats-Unis jouent le jeu du traité d'extradition franco-américain de 1996 y compris dans les délits financiers", a expliqué Brigitte Montambault, substitut du procureur général.Elle a précisé qu'il "fallait une demande officielle d'extradition en plus des mandats internationaux pour boucler le dossier et convaincre les Américains d'intervenir". "Le fait que ces individus aient tenté d'échapper à la justice française est un élément propre à sensibiliser les autorités américaines qui dans une demande d'extradition ont l'habitude d'examiner précisément les éléments à charge", a estimé la substitut. Les deux ex-dirigeants avaient été reconnus coupables de recel, banqueroute par détournement et abus de biens sociaux à la suite de la reprise des Ateliers Thomé-Génot (ATG) à Nouzonville qui employaient 280 personnes avant d'être placés en liquidation judiciaire en octobre 2006. Le parquet de Reims avait dénoncé des "méthodes de patrons voyous dont l'absence (à l'audience) constitue une gifle envoyée au tribunal et à la région".
|