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REIMS, 23 mars 2009 (AFP) - Deux ex-dirigeants du groupe américain Catalina, repreneur en 2004 du sous-traitant automobile Thomé-Génot à Nouzonville (Ardennes), liquidé fin 2006, ont été renvoyés en correctionnelle pour recel, banqueroute par détournement et abus de biens sociaux, a-t-on appris lundi de source judiciaire.
Greg Willis, l'ancien PDG, et Catherine Zickfeld, son adjointe, devraient être jugés devant le tribunal correctionnel de Reims "soit juste avant l'été soit à la rentrée en septembre", a précisé à l'AFP Madeleine Simoncello, procureur de la République de Reims. Les deux anciens dirigeants sont sous le coup d'un mandat d'arrêt international émis en septembre 2008, et "il ne faut pas se faire d'illusion sur leur présence" au procès, a ajouté le procureur, d'autant que selon le journal l'Union l'ordonnance de renvoi précise qu'ils sont "sans domicile connu". "Financièrement on n'attend rien", a déclaré à l'AFP Yannick Langrennez, le président de l'association des anciens de Thomé-Génot, "mais cela permettra de laver l'honneur des salariés et de monter que l'usine a été fermée par des margoulins et non pas du fait d'un manque de compétences des ouvriers." A l'époque ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy avait déclaré fin 2006 au sujet de cette affaire: "Je ne suis pas décidé à laisser passer cela (...). Je crois trop en mes idées pour accepter que des voyous viennent les trahir". Repris en 2004 par Catalina, une société de consultants, les Ateliers Thomé-Génot (ATG), qui employaient plus de 300 personnes à Nouzonville, avaient été placés en liquidation judiciaire en octobre 2006. La justice avait alors ouvert une enquête sur d'éventuelles malversations. La société Ardennes Forge, qui avait repris début 2007 une partie des activités de Thomé-Génot avec une cinquantaine de salariés, a été à son tour mise en liquidation judiciaire en juin 2008 par le tribunal de commerce de Charleville-Mézières. Quelques jours avant, les salariés d'Ardennes Forge avaient déposé plainte contre le directeur général de leur société pour "détournement d'actifs, banqueroute, travail dissimulé et escroquerie". aj/epe/ei
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