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PARIS, 20 fév 2009 (AFP) - Le parquet général de Paris a requis vendredi le renvoi en correctionnelle de membres de l'Eglise de Scientologie accusés "d'escroquerie et d'exercice illégal de la médecine", a annoncé à l'AFP une source judiciaire.
L'arrêt de la cour d'appel devait être mis en délibéré dans la soirée à une date qui n'a pas été communiquée. Au terme de 25 années de procédure, un juge d'instruction parisien avait rendu courant octobre 2007 une ordonnance de non-lieu général contre laquelle trois parties civiles avaient fait appel. Depuis lors, deux d'entre elles, des personnes physiques, se sont désistées après avoir trouvé un accord avec l'Eglise de Scientologie. L'Union nationale des associations de défense des familles et de l'individu (Unadefi) a en revanche maintenu son appel. "Il ne résulte pas de l'information (judiciaire, ndlr) (de) charge contre quiconque d'avoir commis les infractions visées", avait estimé le juge Jean-Christophe Hullin dans son ordonnance rendu le 12 octobre. Dans ses réquisitions aux fins de non-lieu, rendues le 4 septembre 2006, le parquet avait également estimé que l'information judiciaire n'avait pas permis de mettre en évidence que les interlocuteurs des plaignants aient frauduleusement opéré des manoeuvres ou extorqué des fonds. Ceci, selon le ministère public, "dans la mesure où elles-mêmes apparaissent avoir été convaincues de l'efficacité des prestations proposées et animées d'une foi authentique dans leurs démarches". Pour le parquet général en revanche, l'Eglise de Scientologie apparaît dans ce dossier comme une entreprise commerciale exploitant la vulnérabilité des personnes, selon une source judiciaire. Ouverte en 1989, cette enquête judiciaire visait les faits "d'escroquerie, d'extorsion de fonds et d'exercice illégal de la médecine". Le plaignant à l'origine de cette procédure, Juan Esteban Cordero, un jeune pianiste aux parents fortunés avait versé en 1988 plus d'un million de francs (150.000 euros) à l'Eglise de Scientologie. Vingt personnes, dont l'ancien président de l'Eglise de Scientologie Jean-Paul Chapellet, et de nombreux cadres de l'organisation, avaient été mis en examen dans ce dossier et deux autres entendues en tant que témoins assistés. pr/pmg/ct
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