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VERSAILLES, 23 avr 2009 (AFP) - La chambre de l'instruction de Versailles a ordonné jeudi la remise en liberté d'un homme d'affaires gabonais recherché par Libreville pour des malversations financières et qui avait été interpellé et écroué en France en vertu d'un mandat d'arrêt international.
L'avocat général, Alain Junillon, avait requis la remise en liberté. La décision de la chambre de l'instruction a été accueillie par les applaudissements de la trentaine de personnes venues soutenir Félix Bongo. Félix Bongo, 39 ans, fils de l'ex-ministre gabonais des Affaires étrangères Martin Bongo et qui n'appartient pas à la famille du président gabonais Omar Bongo Ondimba, avait été interpellé le 31 mars à Cergy (Val d'Oise) par la brigade nationale de recherche des fugitifs dépendant de l'Office central de lutte contre le crime organisé. Il avait été écroué à Bois d'Arcy. Félix Bongo, qui était sous le coup d'un mandat d'arrêt international délivré à son encontre en 2008 par la justice gabonaise pour "faux en écriture et corruption active" pour des faits remontant à 2006, sera convoqué ultérieurement pour un examen au fond du dossier. Il est poursuivi au Gabon pour des malversations dans l'achat de fourgons blindés commandés en 2006 par le Trésor public gabonais, dont la compagnie de Félix Bongo, ING Consulting, avait remporté le marché selon une procédure de gré à gré. Les véhicules ont été livrés en juin 2007 pour plus de 3,6 milliards de FCFA (près de 5,49 millions d'euros). En janvier 2008, une enquête a été ouverte par le procureur de la République de Libreville pour détournement de fonds, selon la presse locale qui avait à l'époque rapporté une surfacturation dans la transaction en évoquant un montant réel entre 400 millions et 800 millions de FCFA (610.000 à 1,22 million d'euros). Félix Bongo a toujours clamé son innocence et son avocate gabonaise, Me Gisèle Eyue Bekalé, soutient que le dossier est vide. William Bourdon, autre avocat de Félix Bongo affirme que Gisèle Eyue Bekalé, "parce qu'elle a défendu cet homme doit résider en France par peur d'être persécutée". Un comité de soutien à Félix Bongo suggère dans un communiqué qu'il s'agit d'une affaire motivée par des querelles d'ordre clanique et qui impliqueraient des proches de la famille présidentielle. kap/ed/bfr
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