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PARIS, 29 oct 2010 (AFP) - Quatre ans de prison ont été requis vendredi devant la cour d'appel de Paris contre Patrice Griffaton, condamné en août à 30 mois de prison ferme par le tribunal correctionnel d'Auxerre pour avoir usurpé pendant des années l'identité de son frère cadet.
Patrice Griffaton, 38 ans, avait été condamné en avril à quatre ans de prison ferme en son absence à Auxerre, avant d'être rejugé en août. Le parquet et son frère cadet Pascal avaient fait appel de sa condamnation. Cet Auxerrois a multiplié les infractions et les délits sous l'identité de son frère pendant 15 ans, bien que les faits jugés par la cour d'appel de Paris se limitent à la période 2004-2008. Son casier affiche plus d'une dizaine de condamnations, dont trois usurpations d'identité au préjudice d'autres personnes remontant au début des années 1990. A l'audience, Patrice Griffaton s'est excusé auprès de son frère et a invoqué "beaucoup de problèmes avec la drogue et l'alcool". Il a affirmé n'avoir "jamais eu de papiers" au nom de son frère, se contentant d'utiliser son nom auprès de la police, la sécurité sociale, le fisc... Son avocat, Me Michel Konitz, a estimé que l'administration, à laquelle la victime a eu "toutes les peines du monde" à faire comprendre sa situation, avait commis "une faute lourde". Pour l'avocat, l'usurpateur, qui avait évoqué lors de son précédent jugement son ressentiment envers son frère cadet, le "chouchou" de la famille, "aurait besoin d'être soigné". Il a demandé à la cour de "soustraire au moins la moitié" de sa peine de 30 mois de prison, et d'y ajouter un sursis. "C'est la facilité pour lui, c'est comme ça qu'il vit, sous mon nom", a regretté Pascal Griffaton, très amer, qui avait notamment écopé à cause de l'usurpateur d'un mois de prison ferme et un an de suspension du permis de conduire, et d'une interdiction bancaire. Pour l'avocat de Pascal, Me Mickaël Boulay, l'usurpateur a agi "en toute impunité" et a "bouleversé" la vie quotidienne de son frère. En requérant quatre ans de prison, pour prendre en compte sa situation de récidive, le parquet général a souligné qu'à cause de lui, la vie de la famille de son frère était "devenue infernale". La cour rendra sa décision le 26 novembre
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