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NANTERRE, 7 avr 2009 (AFP) - Le tribunal de Nanterre rendra le 16 juin son jugement dans le procès de l'auteur de "La face cachée de L'Equipe", David Garcia, qui a comparu mardi après-midi pour diffamation de trois journalistes du quotidien sportif.
L'un des deux volets du procès vise le prologue de l'ouvrage: David Garcia y relate l'existence de témoignages écrits mettant en cause deux journalistes de la rubrique cyclisme pour une supposée connivence avec des coureurs, notamment lors de soirées festives où auraient circulé des "pots belges" à la fin des années 90. "Je n'ai jamais vu de pot belge de ma vie", a soutenu Philippe Le Gars, l'un de ces deux journalistes, devant le tribunal, tout en convenant qu'il avait participé à une soirée en boîte de nuit avec les coureurs de l'équipe Festina, lors d'un stage en décembre 1996, ou qu'il s'était rendu, "à titre personnel", au mariage de Richard Virenque, en janvier 1997. De son côté, David Garcia a fait valoir qu'il n'avait jamais cherché à affirmer que Le Gars et son collègue Manuel Martinez avaient "pris" un pot belge, mais qu'il voulait mettre en lumière des pratiques de "connivence caractérisée". Les témoignages écrits émanaient des anciens soigneur et directeur sportif de Festina, Willy Voet et Bruno Roussel -- condamnés dans le procès Festina -- et du cycliste Jérôme Chiotti. Ils avaient été utilisés en décembre 2000 par un journaliste de L'Equipe, Pierre Ballester, licencié depuis, pour mettre en cause ses deux confrères. Dans l'autre volet du procès, l'auteur du livre est poursuivi pour son récit du traitement polémique qu'avait infligé le quotidien à l'ancien sélectionneur de l'équipe de France de football, Aimé Jacquet, avant son triomphe à la Coupe du Monde 1998. L'auteur y cite une "ancienne grande gueule de l'Equipe", pour qui le journaliste Gérard Ejnès et Jérôme Bureau, alors directeur de la rédaction du quotidien, "ont signé l'un et l'autre des papiers dignes de +Je suis partout+". C'est notamment cette référence au journal collaborationniste qui a conduit Gérard Ejnès à poursuivre David Garcia, même si ce dernier qualifie lui-même cette comparaison de "jugement massue", "totalement outrancier", dans son livre. L'auteur a cependant paru embarrassé lorsqu'il a dû admettre avoir attribué par erreur à Gérard Ejnès un article signé par un autre journaliste. arb/el
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