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Pierre Falcone restera en prison jusqu'au procès en appel |
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28-05-2010 |
PARIS, 28 mai 2010 (AFP) - La cour d'appel de Paris a rejeté vendredi une nouvelle demande de remise en liberté déposée par l'homme d'affaires Pierre Falcone, qui restera détenu jusqu'au procès en appel de l'Angolagate programmé en janvier.
Même si la cour avait accédé vendredi à sa demande, M. Falcone serait resté en prison, puisque depuis le 27 avril il purge une autre peine, d'un an ferme, prononcée le 29 mai 2009 pour des détournements de fonds dans les années 1990 au détriment de la Sofremi, société vendant du matériel de sécurité à l'étranger. Toutefois, avec le jeu des remises de peine, M. Falcone aurait pu sortir avant le procès d'appel. "On va immédiatement redéposer une demande de remise en liberté", a assuré à l'issue du délibéré son avocat Me Pierre-François Veil. "On n'a jamais vu dans aucune affaire financière, datant d'il y a plus de 15 ans, une détention provisoire aussi longue. Jamais!", s'est-il indigné. M. Falcone, 56 ans, est écroué à Fleury-Mérogis (Essonne) depuis sa condamnation en octobre à six ans de prison ferme dans l'affaire de l'Angolagate. Personnage central de ce dossier, il avait été le seul à être immédiatement écroué. Le tribunal disait craindre qu'il ne prenne la fuite. Le 17 décembre, la cour d'appel avait déjà rejeté une demande de remise en liberté, décision confirmée le 8 avril par la Cour de cassation. M. Falcone était pourtant soutenu par le ministère public, lequel estimait qu'il "bénéficiait de l'inviolabilité personnelle attachée aux diplomates de l'Unesco". Depuis 2003, il est en effet représentant permanent de l'Angola pour l'Unesco à Paris. Mais la cour d'appel de Paris avait rejeté cette analyse et considéré que "les faits reprochés à Pierre Falcone (étaient) antérieurs à sa nomination par l'Etat angolais" et "sans lien avec l'exercice de ses fonctions diplomatiques". Ses avocats avaient alors déposé une nouvelle demande, brocardant "le délai déraisonnable" (deux ans et trois mois), durant lequel leur client avait été placé en détention provisoire. Vendredi, la cour d'appel les a de nouveau déboutés. "En raison de la complexité de la procédure" de l'Angolagate, "du nombre de prévenus et d'infractions et du volume des pièces et saisies opérées (...), il ne peut être retenu que la durée de la détention provisoire soit déraisonnable", écrivent les magistrats dans leur arrêt. Ils relèvent à nouveau le "risque de fuite" de Pierre Falcone. "L'intéressé n'ayant pas hésité dans le passé à se soustraire pour partie aux obligations de son contrôle judiciaire (...) la détention provisoire est en l'état l'unique moyen de s'assurer de la représentation de Pierre Falcone devant la juridiction d'appel", du 19 janvier au 4 mars.
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