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Ouverture à Melun du procès en appel de l'assassinat d'un pâtissier du Marais |
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01-06-2010 |
MELUN, 1 juin 2010 (AFP) - Le procès en appel de l'ancien patron d'une boulangerie-pâtisserie du quartier du Marais à Paris, accusé de l'assassinat, par intérêt financier, de son associé en 2005 à Sucy-en-Brie (Val-de-Marne), s'est ouvert mardi devant la cour d'assises de la Seine-et-Marne.
Xavier Philippe, 53 ans, condamné en première instance à 30 ans de réclusion criminelle, a toujours clamé son innocence dans ce dossier où il n'existe aucune preuve matérielle, l'arme et les douilles n'ayant jamais été retrouvées. Après le tirage au sort des jurés et l'appel des 58 témoins, la lecture de l'ordonnance de mise en accusation était en cours en fin de matinée. Le 6 juillet 2008, cet ancien patron d'une boulangerie-pâtisserie parisienne du quartier du Marais avait été reconnu coupable d'avoir tué avec préméditation son associé, Christophe Belle, retrouvé mort de trois balles dans la tête le 17 mai 2005 dans un bois de Sucy-en-Brie (Val-de-Marne). Ce jour là, un promeneur découvrait le corps d'un homme gisant dans son sang. La victime était rapidement identifiée: Christophe Belle, un pâtissier de 40 ans, exploitait "L'Avion Délices", une boulangerie-pâtisserie située dans le quartier du Marais à Paris. Après avoir écarté plusieurs pistes, les enquêteurs de la brigade criminelle avaient concentré leurs recherches sur l'associé de Christophe Belle, Xavier Philippe, qui détenait les trois quarts du commerce. Selon l'accusation, Xavier Philippe a tué par intérêt financier Christophe Belle, qui avait laissé un message disant "J'arrive dans cinq, dix minutes", la nuit de sa mort, sur le portable de M. Philippe. L'accusé, qui se présente comme collectionneur d'armes et dont le passé agité l'a amené à effectuer plusieurs séjours en prison dans les années 80, assure n'avoir trouvé le message que le 17 mai au matin. Il a toujours démenti tout rendez-vous. En se débarrassant de son associé, il se serait assuré un confortable bénéfice lors de la vente du commerce. Il évitait aussi que M. Belle ne découvre ses malversations car il a reconnu pendant l'enquête ponctionner plusieurs dizaines de milliers d'euros par an dans les caisses. Au lieu de toucher 252.450 euros du vivant de son associé, l'accusé empochait 375.000 euros, sans compter les 41.000 euros provenant d'une assurance-vie litigieuse dont il était le bénéficiaire. Le verdict est attendu le 18 juin.
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