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PARIS, 10 avr 2009 (AFP) - La cour d'appel de Paris a souhaité vendredi entendre d'autres témoins avant de juger une mère de famille poursuivie pour avoir outragé un sous-préfet lors de la journée de commémoration du souvenir du résistant Guy Môquet, en 2007.
Le 22 octobre 2007, plusieurs dizaines de lycéens avaient manifesté devant le lycée Carnot du XVIIe arrondissement de Paris pour dénoncer "la récupération politicienne" de la mémoire de Guy Môquet, dont la lettre devait être lue dans les lycées à la demande expresse du président Nicolas Sarkozy. Une cinquantaine de manifestants avaient ensuite prolongé leur action dans la station de métro Guy Môquet où le sous-préfet Frédéric Lacave devait rendre un hommage officiel aux résistants communistes. Sous les huées, M. Lacave s'était adressé à Maria Vuillet, une Franco-Colombienne venue soutenir sa fille lycéenne, et lui avait dit: "Attention, je représente la République", ce à quoi Mme Vuillet dit avoir répondu : "Oui, mais pas celle que voulait Guy Môquet". Le sous-préfet a affirmé que la prévenue lui aurait répondu: "Vous représentez l'Etat. Vous représentez Sarko. Sarko facho. Donc, vous êtes facho". En première instance, le 4 septembre 2008, le tribunal correctionnel de Paris avait relaxé Mme Vuillet. Le parquet avait fait appel. Alors qu'elle devait rendre sa décision vendredi, la cour d'appel a fixé une nouvelle date d'audience, le 3 juin, jugeant "utile d'entendre cinq policiers dont le nom apparaît dans la procédure" et de "réentendre le chauffeur du sous-préfet". dar/pjl/lln
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