|
MARSEILLE, 16 nov 2009 (AFP) - Cinq jeunes ont été condamnés lundi par le tribunal correctionnel de Marseille à des peines allant de 3 mois de prison avec sursis à 18 mois ferme pour des violences commises lors des incidents qui ont suivi le report du match OM-Paris SG, le 25 octobre.
Le plus lourdement condamné a été Tabyen Mapoto, Congolais de 25 ans, avec 18 mois de prison ferme pour violences sur dépositaire de l'autorité publique en récidive, rébellion, menace de mort et dégradations. Originaire de la région lyonnaise et déjà condamné à plusieurs reprises pour vol aggravé et violences notamment sur dépositaires de l'autorité publique, il purgeait une peine de dix ans de prison pour viol et bénéficiait d'une mesure de semi-liberté. Son avocate, Me Isabelle Grenier, a indiqué qu'elle allait faire appel. Seul à comparaître détenu, il a assuré qu'il rentrait à son foyer proche du lieu des incidents lors de son interpellation. "Je me trouvais au mauvais moment au mauvais endroit", a-t-il dit, "désespéré" à l'idée de retourner en prison et accusant les policiers de l'avoir frappé. Les policiers ont dû se mettre jusqu'à à six pour le maîtriser, selon leur avocate Me Béatrice Manoukian. Les quatre autres prévenus, des Marseillais interpellés notamment gare aint-Charles et dont le casier est vierge sauf pour l'un d'entre eux, ont été ondamnés pour violences sur dépositaire de l'autorité publique. Jean-Guillaume Court, 19 ans, et Liès Benniche, 18 ans, ont été condamnés hacun à trois mois de prison ferme, Mohamed Belaïd, 18 ans, à quatre mois erme. Ils ont reconnu avoir jeté des pierres. Accusé d'avoir jeté un gobelet en carton, Michel Schembri, 19 ans, a été ondamné à 3 mois avec sursis. Interrogés par la présidente Marie-France Durand Serrée, ils n'ont guère xpliqué leurs gestes. "Je suis désolé, j'ai honte", a dit Benniche, "je me suis laissé emporter par la foule", a déclaré Court. Le tribunal n'a pas prononcé d'interdiction de stade, contrairement aux équisitions du parquet, pour des raisons de procédure. "Le centre-ville de Marseille a été transformé en lieu d'émeutes urbaines" et de telles violences ne s'étaient pas vues depuis novembre 2005, a dit le ubstitut Cécilia Zehani, stigmatisant "le hooliganisme". Des Marseillais essentiellement avaient été interpellés parce que les forces de l'ordre avaient fait le choix d'évacuer les Parisiens, selon elle. Au lendemain des incidents, trois autres Marseillais de 18 ans avaient été condamnés à trois mois de prison ferme et 18 mois d'interdiction de stade en comparution immédiate pour des violences à l'encontre des forces de l'ordre. Quatre mineurs avaient été présentés à un juge pour enfants. Quatre majeurs avaient été remis en liberté sans aucune charge ou dans l'attente de compléments d'enquête. Au total, 16 personnes avaient été interpellées le 25 octobre après les incidents qui ont opposé plusieurs centaines de Parisiens, Marseillais et forces de l'ordre suite au report surprise du match choc OM-PSG pour cause de grippe H1N1. Une dizaine de supporteurs avaient été légèrement blessés.
|