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PARIS, 21 avr 2009 (AFP) - La sénatrice communiste de Paris Nicole Borvo s'est félicitée mardi de l'interdiction prononcée mardi par la justice à l'encontre de l'exposition anatomique "Our Body, à corps ouvert".
"En prononçant aujourd'hui l'interdiction de l'exposition, le tribunal de Grande Instance de Paris répond à l'inquiétude de nombreuses associations et personnalités, dont (..) l'association Ensemble contre la peine de mort", affirme Mme Borvo dans un communiqué. "Cette exposition mettait en scène de manière particulièrement choquante des cadavres dont les fluides avaient été polymérisés", souligne la sénatrice. "Comme l'a rappelé le Comité Consultatif National d'Ethique, cela participe d'une approche qui n'est pas sans rappeler le traitement des cadavres dans les camps de concentration (...) Il était impensable que cette manifestation ait lieu", ajoute-t-elle. Mme Borvo craint que les organisateurs fassent appel. "Nous ne faiblirons pas. Nous continuerons ce combat contre la peine de mort et le déni d'humanité", dit-elle. Le juge des référés du tribunal de grande instance de Paris a interdit cette manifestation, qui présente au public de vrais corps humains, au motif qu'elle représente "une atteinte illicite au corps humain" et que les "découpages" des corps qui sont proposés, ainsi que "les colorations arbitraires" et "les mises en scènes déréalisantes" manquent de "décence". eb/jlp/ds
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