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Meurtre avec torture : 30 ans de réclusion requis contre Michel Ambras |
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15-09-2010 |
VERSAILLES, 15 sept 2010 (AFP) - Une peine de 30 ans de réclusion, assortie d'une période de sûreté de 20 ans, a été requise mercredi devant la cour d'assises des Yvelines à l'encontre de Michel Ambras, accusé d'avoir tué et torturé avec une perceuse un retraité lors d'un cambriolage en 1996.
L'accusé a nié être l'auteur des tortures, répétant avoir fait le guet pour un complice, une fréquentation de bar, décédé en 2005. Invité à prendre la parole avant le délibéré, M. Ambras a demandé "pardon à la famille de M. Pomonti pour ne pas avoir appelé les secours quand il aurait pu le faire" "Si vous étiez avec quelqu'un, et vous n'en apportez aucune preuve, ce n'est sûrement pas avec cet homme-là, que vous avez connu après", a déclaré l'avocat général Rémi Crosson du Cormier, lors de son réquisitoire. "Un délinquant mort peut être balancé sans aucun risque", a-t-il poursuivi. Le magistrat a souligné que cette affaire présentait "une certitude, celle que Michel Ambras était présent le jour des faits car aucune autre trace que celle de son ADN n'a été trouvée sur les lieux". Michel Ambras est accusé d'avoir participé dans la soirée du 15 au 16 avril 1996 au cambriolage du domicile de Willy Pomonti, 69 ans, à La Celle-Saint-Cloud (Yvelines), retrouvé mort, les pieds et poings liés par du ruban adhésif. La victime a subi de nombreux coups lui ayant causé un enfoncement de la boîte crânienne, et présentait aussi deux blessures, au poignet et à la cuisse, faites avec une perceuse électrique. Une trace ADN inconnue a été découverte sur un mégot mais durant dix ans, l'enquête a piétiné jusqu'au rapprochement en 2006 avec le profil génétique de Michel Ambras, déjà condamné pour vol et escroquerie. Lors de son interpellation, l'homme a reconnu les faits avant de revenir sur ses déclarations devant le juge d'instruction et de mettre un cause un autre homme. Me Jean-Yves Liénard, un des avocats de l'accusé, a dit au cours de sa plaidoirie que "même si les pénalités sont les mêmes, il est moins grave d'être le complice du pire que l'auteur principal", s'attachant à démontrer la présence d'un deuxième individu au travers notamment d'une expertise réalisée sur des traces de semelles "issues de chaussures différentes". "Une sanction lourde est inévitable mais pas une sanction définitive qui serait injuste", a-t-il ajouté, proposant une peine de "25 ans" sans période de sûreté. Le verdict était attendu dans la soirée.
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