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Loire: procès lundi d'un réseau international d'escroquerie par "rip deal" |
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04-06-2010 |
ROANNE, 4 juin 2010 (AFP) - Dix-huit personnes, soupçonnées d'appartenir à un réseau international d'escroquerie basé sur la méthode du "rip deal" (transaction pourrie), seront jugées à partir de lundi devant le tribunal correctionnel de Roanne (Loire), a-t-on appris vendredi de source judiciaire.
Une société civile immobilière (SCI) est également citée à la barre comme personne morale. Le procès, qui a déjà fait l'objet de trois renvois en septembre et en novembre 2009 puis en janvier 2010 pour des problèmes de procédure, doit durer une semaine. Les avocats de la défense avaient notamment déposé des recours en nullité, se fondant sur des problèmes de compétence territoriale du juge de Roanne qui a instruit le dossier et sur la légalité d'écoutes téléphoniques pratiquées à l'étranger. Prévenus d'escroquerie et tentative d'escroquerie en bande organisée, recel d'escroquerie en bande organisée et/ou association de malfaiteurs, les suspects, quinze hommes et trois femmes, sont majoritairement originaires d'ex-Yougoslavie. Agissant sur commission rogatoire d'un juge d'instruction de Roanne, les policiers français et italiens avaient procédé à une vague d'interpellations simultanées à Saint-Denis et Turin (Italie) début 2009. Quelque 250.000 faux euros, mais aussi des faux francs suisses, des faux dollars, 45.000 vrais euros, une demi-douzaine de montres de luxe, ainsi que 51 téléphones portables, dont 21 appartenaient au chef présumé de la bande, avaient été saisis lors des perquisitions. Une dizaine de victimes françaises, italienne ou italo-argentine, des vendeurs de biens immobiliers de prestige ou des petits chefs d'entreprises en recherche de financements, repérés sur des sites internet spécialisés ou via des petites annonces dans la presse, ont été recensées pour un préjudice se chiffrant en millions d'euros. L'une des parties civiles réclame à elle seule 7 millions d'euros de dommages et intérêts. L'escroquerie portait sur des dessous-de-table réclamés par les faux investisseurs ou lors d'opérations de change de petites coupures de vrais euros en de fausses grosses coupures. Les suspects donnaient rendez-vous à leurs victimes dans des hôtels de luxe en Italie ou à Marrakech (Maroc).
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