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Les fondateurs de Franprix poursuivis pour abus de biens sociaux |
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18-01-2010 |
PARIS, 18 jan 2010 (AFP) - Un procès opposant le groupe Casino à la famille Baud, fondatrice des magasins Franprix, s'est ouvert lundi devant le tribunal correctionnel de Paris avec, au coeur des débats, le financement présumé frauduleux de travaux dans un hôtel de luxe situé sur la côte bretonne.
Le PDG de Casino, Jean-Charles Naouri, et la famille Baud, actionnaire minoritaire des enseignes Franprix et Leader Price, se livrent depuis trois ans à une guérilla judiciaire aux multiples facettes. Au total, neuf plaintes, essentiellement pour abus de biens sociaux, ont été déposées par Casino contre des membres de la famille Baud depuis 2007, qui a répliqué en 2008 par une plainte pour le même chef. Sur les neuf plaintes de Casino, qui épinglent la mauvaise gestion des Baud, plusieurs se sont déjà soldées par un non-lieu. Le dossier examiné depuis lundi par la 11e chambre est le premier à venir en procès. En cause: les travaux de rénovation de l'hôtel-spa quatre étoiles de Perros-Guirrec (Côtes d'Armor), propriété de Robert Baud, 64 ans, fils du fondateur, Jean Baud. Selon l'accusation, ces aménagements, frigorifiques et électriques notamment, auraient été financés par l'argent de Franprix et Leader Price. Ces rénovations, réalisées par SEI et AM Froid, des entreprises travaillant habituellement pour Franprix et Leader Price, auraient été facturées en règlement de prétendus travaux dans les magasins du groupe. Les surfacturations litigieuses atteindraient 1,8 million d'euros. Outre Robert Baud, sont poursuivis pour "abus de biens sociaux" et/ou "recel" son frère Bernard, 62 ans, son cousin Christian, 53 ans, ainsi que quatre entrepreneurs, responsables des sociétés SEI et AM Froid. Les frères Baud "démentent avoir bénéficié de quelconques avantages, ni avoir eu connaissance que des entreprises surfacturaient à Franprix et Leader Price", répondait lundi l'avocat de Bernard Baud, Me Eric Morain. Au premier jour d'audience, plusieurs avocats de la défense demandaient l'annulation de la procédure. A l'issue de ces plaidoiries, le tribunal pourra soit trancher ces questions sur le siège, soit "joindre ces incidents au fond" et ne se prononcer que lors du délibéré général, d'ici quelques semaines. Le procès doit s'achever le 3 février.
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