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REIMS, 12 mai 2009 (AFP) - Le conseil des Prud'hommes de Charleville-Mézières a requalifié mardi le licenciement économique des 130 ex-salariés de Lenoir et Mernier de Bogny-sur-Meuse (Ardennes) en "licenciement sans cause réelle et sérieuse", a-t-on appris auprès de leur avocat.
Les prud'hommes ont accordé aux quelques 130 ex-salariés du fabricant de boulons, liquidé en février 2008, des indemnités entre 1.500 et 43.000 euros suivant l'ancienneté et le niveau de salaire. "Cela représente plus de deux millions d'euros qui seront versés par l'AGS"(Association pour la gestion du régime d'assurance des créances des salaires),a expliqué Me Xavier Medeau. En mai 2008, l'ex-PDG de l'entreprise avait été mis en examen pour "abus de biens sociaux et banqueroute" après une plainte collective des salariés lors de la mise en liquidation judiciaire de l'usine. Il avait été laissé en liberté contre une caution de 400.000 euros. Les "Lenoir et Mernier" avaient alors multiplié les actions de revendications - barrages filtrants, blocage des voies ferrées, menace de pollution de la Meuse à l'acide - à Charleville et Bogny-sur-Meuse pour obtenir des aides au reclassement en complément du contrat de transition professionnel (CTP). "Le CTP s'est arrêté au mois de mars et on constate que sur les quelques 60 personnes concernées, seules cinq ou six ont retrouvé du travail", a affirmé Claude Choquet le porte-parole des ex-salariés. Ce dernier se félicite toutefois du jugement qui "va nous aider" dans l'éventualité d'un procès au pénal de l'ex-PDG. aj/bb/ds
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