|
NANTERRE, 5 avr 2009 (AFP) - L'auteur de "La Face cachée de L'Equipe", David Garcia, comparaît mardi à Nanterre pour diffamation de trois journalistes du quotidien, dont deux sont mis en cause dans le livre pour connivence avec des coureurs cyclistes, notamment lors de soirées où auraient circulé des "pots belges".
L'un des deux volets du procès vise en effet le prologue de l'ouvrage, intitulé "Le symbole Ballester": David Garcia y raconte comment le journaliste Pierre Ballester a été licencié du quotidien après avoir remis en décembre 2000 à sa direction trois témoignages écrits accusant ses deux collègues de copinage avec des coureurs de l'équipe Festina. Les témoignages, émanant des anciens soigneur et directeur sportif de Festina, Willy Voet et Bruno Roussel, et du cycliste Jérôme Chiotti, faisaient état de soirées festives très arrosées et ponctuées par des prises de "pot belge", un fameux cocktail d'amphétamines, de cocaïne et d'héroïne, en présence des deux journalistes, Manuel Martinez et Philippe Le Gars. Bruno Roussel et Willy Voet avaient été condamnés respectivement par le tribunal correctionnel de Lille à un an et dix mois de prison avec sursis dans le procès Festina, en 2000. Dans l'autre volet du procès, David Garcia est poursuivi par un troisième journaliste pour son récit de l'"affaire Jacquet", où il retrace le traitement polémique qu'avait infligé le quotidien à l'ancien sélectionneur de l'équipe de France de football avant que celui-ci ne remporte la Coupe du Monde 1998. L'auteur y cite une "ancienne grande gueule de l'Equipe" pour qui le journaliste Gérard Ejnès et Jérôme Bureau, alors directeur de la rédaction du quotidien, "ont signé l'un et l'autre des papiers dignes de +Je suis partout+". C'est notamment cette référence au journal collaborationniste et fasciste qui a conduit Gérard Ejnès à poursuivre David Garcia. Le procès se tient mardi à partir de 13H30 devant la 14e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Nanterre. arb/ed/el
|