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PARIS, 26 mars 2009 (AFP) - La cour d'appel de Paris rejugeait jeudi Christophe Pieri, le fils de l'ancien leader nationaliste corse Charles Pieri, et Stéphane Angelotti, tous deux condamnés à six ans de prison ferme pour avoir tenté de racketter un promoteur immobilier en Corse en 2005.
En première instance, le procureur de la République, Alexandre Plantevin, avait dénoncé "ces pratiques d'une autre époque" qui sont "en train de gangrener la Corse". Il avait requis "entre cinq et six ans" contre Pieri et neuf ans contre Angelotti. Depuis, le parquet a fait appel de la condamnation d'Angelotti. Pierre Guerrini, ami et compagnon de lutte de Charles Pieri, a interjeté appel de sa condamnation à quatre ans ferme. Pour ce qui est de Christophe Pieri, Gérard Guerrini (5 ans ferme) et Laurent Lacerda (18 mois avec sursis), ce sont les parties civiles qui sont appelantes. Christophe Pieri et Gérard Guerrini étaient absents à l'audience, après avoir refusé d'être extraits de prison. L'affaire avait débuté le 19 août 2005 par une plainte d'un entrepreneur, Pierre Saporiti, qui affirmait que des personnes lui avaient demandé d'employer sur son chantier TP Bat, une entreprise travaillant pour eux, avant d'exiger de l'argent pour financer le mouvement nationaliste clandestin du FLNC-Union des Combattants. Selon le promoteur, elles l'auraient menacé à plusieurs reprises, entre février et novembre 2005, de ne pouvoir terminer son chantier et de devoir quitter la Corse s'il n'obtempérait pas. Angelotti et Guerrini avaient été interpellés et écroués en novembre 2005, Pieri en mai 2006. Ils démentent toute tentative de racket. dom/jag/DS
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