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L'ancien directeur général d'Euromed-Management placé en garde à vue à Marseille |
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01-12-2009 |
MARSEILLE, 1 déc 2009 (AFP) - L'ancien directeur général de l'école de management de Marseille Euromed, Jean-Paul Leonardi, a été entendu mardi, par la brigade financière à Marseille et placé en garde à vue, a-t-on appris de sources concordantes.
Des proches de M. Leonardi et des chefs d'entreprise ont également été entendues par la brigade financière de la direction interrégionale de la police judiciaire de Marseille. Une dizaine de personnes au total, ont été placées en garde à vue, selon une source proche du dossier. Les policiers enquêtent sur d'éventuelles malversations commises à la tête du groupe Euromed-Management et sur leurs montants, selon la même source. L'avocat de Jean-Paul Leonardi, Me Marc Bellanger, a indiqué à l'AFP que son client, "en déplacement à Lyon, avait été contacté par téléphone et s'était rendu de lui-même auprès des enquêteurs" pour répondre sur "des faits qui remontent à pas mal d'années" et qu'il serait "vraisemblablement placé en garde à vue". Les accusations formulées par la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) Marseille-Provence contre M. Leonardi, directeur général depuis 2002, portent notamment sur des irrégularités dans les procédures de recrutement et de marchés publics. L'établissement public a précisé à l'AFP qu'il avait porté plainte en juillet 2008 pour délit de prise illégale d'intérêts, violations de procédures de marchés publics, octrois d'avantages injustifiés et détournements de fonds publics. M. Leonardi a toujours nié avoir commis des fautes et a contesté son licenciement, notifié au printemps 2008, devant plusieurs juridictions, obtenant par deux fois gain de cause devant le tribunal administratif de Marseille. Une nouvelle procédure disciplinaire est en cours, et la CCI a précisé à l'AFP avoir "définitivement révoqué" M. Leonardi fin octobre. Me Bellanger a indiqué qu'il saisirait dans les prochains jours le tribunal administratif de Marseille. "C'est dans ce contexte que la Chambre, pour ne pas perdre la face, a dénoncé un certains nombres de comportements et, ne pouvant l'emporter sur le terrain administratif, on est allé chercher mon client sur le terrain pénal", selon Me Bellanger. "Nous sommes très sereins car nous avons déjà apporté des justifications dans le cadre de la procédeure disciplinaire et nous avancerons les mêmes explications, puisque ce seront les mêmes faits je suppose, dans le cadre de la procédure pénale qui n'est engagée que pour les besoins de la cause", a-t-il estimé.
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