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Jean-Claude Irondelle, ancien directeur de l'Eden-Roc, convoqué devant un juge d'instruction |
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29-06-2010 |
NICE (FRA), 29 juin 2010 (AFP) - L'ancien directeur général de l'Eden-Roc du Cap d'Antibes, l'un des plus prestigieux palace de la Côte d'Azur, comparaîtra jeudi en qualité de témoin assisté devant un juge d'instruction de Grasse pour répondre de soupçons de malversations dans la gestion de cet établissement, a-t-on appris de sources concordantes.
"C'est un préjudice colossal. Il y a cinquante ans de gestion derrière" ces fraudes, a déclaré à l'AFP Me Jean-Jacques Rinck, avocat de l'Eden-Roc qui a accueilli depuis sa fondation en 1885 une pléiade de stars, depuis Elizabeth Taylor jusqu'à Madonna en passant par l'Aga Khan et Picasso. Me Jean-Louis Keita, avocat de l'ancien directeur Jean-Claude Irondelle, a confirmé cette convocation, tout en démentant vigoureusement les accusations portées contre son client. M. Irondelle, qui a travaillé 51 ans à l'Eden-Roc, dont 35 ans passé à sa tête, est accusé par la nouvelle direction d'avoir mis en place une "organisation frauduleuse" ayant abouti au détournement d'importantes sommes d'argent. Un audit, commandité par le groupe allemand Oetker, propriétaire des lieux, et publié partiellement par le Journal du Dimanche, ferait apparaître un préjudice comptable dépassant les 750.000 euros pour les seuls exercices comptables de 2003 à 2005. L'avocat de l'Eden-Roc a affirmé à l'AFP que M. Irondelle était venu mardi matin devant la grille du somptueux hôtel pour proférer des menaces contre l'actuel directeur Philippe Perd, lequel n'a pas souhaité s'exprimer. "Cela m'étonnerait beaucoup de M. Irondelle qui est un homme très serein", a indiqué de son côté Me Keita. M. Irondelle n'a pas souhaité s'exprimer. En juillet 2006, l'actuelle direction avait déposé plainte contre son ancien directeur, notamment pour abus de confiance et abus de biens sociaux. Selon Me Keita, la plainte au pénal déposée contre M. Irondelle a pour but de retarder un processus engagé par ce dernier devant les Prud'hommes pour obtenir 460.000 euros d'intéressement sur son dernier exercice comptable, "un dû" prévu dans son contrat de travail, selon l'avocat. "Ils ne veulent pas payer. Alors ils inventent tout et n'importe quoi; c'est tellement facile de salir un homme", a dit Me Keita. Le groupe Oetker, en plus de ses intérêts dans l'industrie alimentaire, les transports maritimes et la banque, est propriétaire de plusieurs établissements de luxe comme Le Bristol à Paris ou le Château Saint-Martin à Vence.
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