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LYON, 24 avr 2009 (AFP) - Interpol a confirmé vendredi soir avoir émis un "avis de recherche international en vue d'extradition", dit +notice rouge+, à la demande du Venezuela, à l'encontre d'un des chefs de l'opposition vénézuélienne, Manuel Rosales, réfugié au Pérou et poursuivi pour corruption.
"Manuel Antonio Rosales Guerrero est recherché par le Venezuela pour des faits remontant à l'époque où il était gouverneur de Zulia (un riche Etat pétrolier à l'ouest du pays, ndlr) entre 2002 et 2004", précise dans un communiqué l'organisation policière internationale, dont le siège est à Lyon. Interpol souligne qu'il n'émet des +notices rouges+ à la demande d'un pays membre, en l'occurence le Venezuela, "que si cette demande respecte la constitution de l'organisation interdisant toute action à caractère politique, racial, religieux ou militaire". "Une +notice rouge+ n'est pas un mandat d'arrêt international", fait valoir Interpol, mais seulement "un des moyens utilisés" par l'organisation "pour informer ses 187 pays membres qu'un mandat d'arrêt a été délivré à l'encontre d'un individu par une autorité judiciaire", laquelle demandera ensuite son extradition. L'avocat péruvien de Manuel Rosales, Me Valle Riestra, avait indiqué jeudi avoir saisi le siège d'Interpol à Lyon "afin qu'ils ne relayent aucun mandat", en leur fournissant des documents "montrant qu'il s'agit d'un clair cas de persécution politique". Par ailleurs, la demande d'asile politique déposée mardi au Pérou devrait être examinée d'ici deux semaines environ, selon les autorités péruviennes. nd/fm
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