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Page 1 sur 2 L'attente devait sembler trop longue et le défi intéressant à relever. Un jeune homme de 16 ans, lycéen dans la région d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), a été interpellé, le 7 août, et placé en garde à vue pendant 24 heures, le temps d'être entendu par les policiers. Il est soupçonné d'avoir diffusé sur Internet une traduction pirate du 7e et dernier tome d'Harry Potter dont la version anglaise a été mise en vente le 21 juillet.
La version française piratée circulait sur le Net depuis une dizaine de jours. Selon des enquêteurs, la traduction était de bonne qualité. Alertés fin juillet, l'éditeur français Gallimard, qui publiera la version française le 26 octobre, et l'auteure, la Britannique J.K. Rowling ont déposé plainte. Selon le procureur de la République d'Aix-en-Provence, le jeune homme "ne cherchait pas à gagner de l'argent". "C'est un passionné d'Harry Potter", a-t-il indiqué. Il a été relâché par les policiers qui poursuivent leurs investigations et devraient procéder dans les prochains jours à de nouvelles auditions. Le jeune homme, qui aurait joué "un rôle incontournable" dans cet acte de contrefaçon littéraire, n'a probablement pas agi seul. La mise en ligne effectuée en un temps record ne peut être le fait d'une seule personne. Les hommes de la brigade centrale de répression de la contrefaçon industrielle et artistique sont convaincus que le lycéen s'est connecté avec d'autres internautes. "Dans ces réseaux souvent informels, on s'échange souvent des services", a expliqué au Monde un policier, spécialisé dans ce genre d'enquête. Dès sa sortie mondiale dans la version originale, ce volume d'Harry Potter a été la cible des internautes. Son arrivée sur le marché anglo-saxon avait, lui aussi, été précédée de diffusion pirate sur la Toile. Le succès de la saga des pensionnaires de Poudlard ne se dément pas et continue de susciter un engouement exceptionnel. En l'espace de dix années, les six premiers volumes se sont vendus à 325 millions d'exemplaires, assurant ainsi la fortune de son auteur et une manne exceptionnelle pour ses éditeurs. Aussi, chez Gallimard, cette affaire est prise très au sérieux. Le site, qui avait accueilli la version française illégale, a été définitivement fermé. Le ou les auteurs de ce délit au code de la propriété intellectuelle encourent 5 ans de prison et 500 000 euros d'amende. Sour: Le Monde
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