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Escroqueries aux encarts publicitaires: 2.500 victimes, appel à la vigilance |
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05-03-2010 |
PARIS, 5 mars 2010 (AFP) - Le procureur de la République de Paris a appelé vendredi à "la plus grande vigilance" commerçants, artisans et patrons de PME, à la suite d'une nouvelle escroquerie aux encarts publicitaires qui a déjà fait 2.500 victimes pour un préjudice de 1,6 million d'euros.
Des escrocs, par le biais de bureaux de publicité frauduleux, contactent téléphoniquement des commerçants, chefs d'entreprises, artisans ou agriculteurs, sous le couvert de vente d'espaces publicitaires sur des annuaires internet existants ou totalement fictifs et qui portent notamment les noms de "inter 118 Telecom", "cab118.com", "free-118.com", "allo118.com", "info118 telecom" ou "118 218 Le numéro". Les victimes sont invitées à signer un "ordre d'insertion" envoyé par télécopie ou internet et croient s'engager pour une seule parution d'un montant raisonnable, explique le procureur de la République à Paris dans un communiqué. Puis, ces personnes sont relancées pour payer une somme de l'ordre de plusieurs milliers d'euros représentant plusieurs parutions successives. "Si elles refusent, elles sont harcelées par des individus prétendant intervenir au nom d'un cabinet d'avocat ou du ministère de la Justice français ou d'une compagnie d'assurances et reçoivent des mises en demeure ou des ordonnances d'injonction de payer qui sont des documents totalement contrefaits", écrit le procureur. "Le parquet de Paris recommande la plus grande vigilance aux artisans, commerçants et gérants de petites et moyennes entreprises qui pourraient être démarchés de la sorte", dit le procureur qui évalue l 'escroquerie à "2.500 victimes" pour un préjudice évalué à 1,6 million d'euros. En cas de réception d'un document suspect portant un en-tête ou de démarchage selon ce mode opératoire, le parquet de Paris recommande de déposer plainte. En avril 2009, 12 personnes soupçonnées d'appartenir à un réseau de démarchage aux faux encarts publicitaires via des régies fictives à Paris, avaient été mises en examen pour escroquerie en bande organisé. Cinq d'entre elles ont été placées en détention provisoire. Le préjudice avait été de plusieurs millions d'euros.
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