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Escroquerie au préjudice de SFR à Marseille: quatre mises en examen |
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08-10-2010 |
MARSEILLE, 8 oct 2010 (AFP) - Quatre personnes, dont trois responsables ou employés de boutiques marseillaises vendant des produits de l'opérateur de téléphonie mobile SFR, ont été mises en examen pour "escroquerie en bande organisée", a-t-on appris vendredi de source proche de l'enquête.
Seule l'une des personnes mises en examen, sans emploi et déjà connue des services de police, a été écrouée, les trois autres ayant été relâchées, selon la même source. Sept personnes avaient été placées en garde à vue jeudi à la brigade financière de Marseille. Selon un communiqué de la direction de SFR, parmi les mis en cause ne figure aucun "gérant d'un espace SFR, ou d'un magasin faisant partie de (son) propre réseau de distribution". Trois des personnes impliquées sont toutefois des responsables ou des employés de magasins locaux vendant notamment des produits SFR. L'enquête a démarré à la suite d'une plainte de l'opérateur, entraînant l'ouverture d'une information judiciaire par la juge d'instruction Karine Molco en juin. Le préjudice est estimé à 200.000 euros. Selon les investigations des policiers de la Sûreté départementale, le magasin procédait à des ouvertures de ligne fictives avant d'annuler ces dossiers au motif que les documents administratifs présentés par le client avaient été volés. La pseudo victime, baptisée "mule", encaissait 50 euros pour une plainte au commissariat, l'intermédiaire 400 euros, et l'organisateur un millier d'euros en moyenne, pour un smartphone haut de gamme qui en fait n'avait jamais quitté le magasin et pouvait donc être revendu au maximum, selon la même source. Fin septembre, les gendarmes de la Section de Recherches de Marseille avaient par ailleurs démantelé un réseau qui piratait depuis des années les codes de déverrouillage ("SIM lock") des téléphones portables, grâce à la complicité d'employés de sous-traitants des opérateurs.
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