|
PARIS, 17 mars 2009 (AFP) - Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire sur une escroquerie dont sont victimes des petites entreprises croyant avoir souscrit des encarts publicitaires dans des annuaires professionnels ou sur internet, a-t-on appris mardi de source judiciaire.
Cette enquête fait suite à une plainte déposée mi-février pour "escroquerie, faux et usage de faux" par la société d'affacturage Factofrance, dont les escrocs se prévalent pour enjoindre les victimes de payer ces faux encarts publicitaires. Au moins une quinzaine de très petites entreprises dans toute la France - épiceries, éleveurs, artisans - auraient été victimes, selon Factofrance. Les aigrefins les démarchent en se présentant comme des représentants d'entreprises telles que les Bottins des Télécoms ou encore Télécom Info-Bottin pour leur vendre des encarts dans des annuaires professionnels ou sur internet pour environ 30.000 euros, alerte Factofrance dans un communiqué. Constatant que la prestation n'est pas réalisée, ces entreprises demandent la résiliation du contrat mais se voient relancer par des faux courriers à en-tête ou des appels téléphoniques de "Factofrance" ou "Facto France" qui les enjoint de payer des indemnités de résiliation de contrat. Selon une source judiciaire, cette affaire présente un mode opératoire similaire avec une escroquerie contre laquelle a mis en garde le parquet de Paris en décembre: sous couvert de noms de sociétés, les escrocs démarchaient des commerçants pour leur proposer des encarts publicitaires dans des annuaires et produisaient de fausses injonctions à payer en utilisant des faux documents judiciaires, dont des lettres à en-tête du tribunal de grande instance (TGI) de Paris. mra/sst/luc
|