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PARIS, 6 avr 2009 (AFP) - Douze personnes soupçonnées d'appartenir à un réseau de démarchage aux faux encarts publicitaires par le biais de régies fictives basées à Paris, ont été mises en examen vendredi pour escroquerie en bande organisé, a annoncé lundi le parquet de Paris.
Cinq d'entre elles ont été placées en détention provisoire, précise le parquet dans un communiqué. "Les victimes, dont le recensement est en cours sur toute la France, se comptent d'ores et déjà par centaines", note-t-il. Le préjudice, en cours d'évaluation, s'élève à "plusieurs millions d'euros", selon le parquet. Il se chiffrerait au minimum à 2,9 millions d'euros, selon une source policière. Les victimes, des entreprises nouvellement créées, étaient démarchées par une première équipe d'escrocs "qui les persuadait qu'elles s'étaient automatiquement engagées à faire paraître une publicité dans un annuaire professionnel", détaille le parquet. A la suite d'un premier versement, elles étaient harcelées par une seconde équipe d'escrocs pour les convaincre de payer d'autres parutions. "Ce type d'escroquerie fragilise rapidement la trésorerie des sociétés démarchées et est à l'origine de nombreuses faillites", selon le parquet qui "recommande la plus grande vigilance aux artisans, commerçants et gérants de petites et moyennes entreprises". Au cours de leurs investigations, les policiers de la Brigade de répression de la délinquance astucieuse (BRDA) ont découvert que sept régies publicitaires avaient été créées par l'auteur principal de l'escroquerie. Le quartier général de cette escroquerie était installé dans une agence de casting des Champs-Elysées (VIIIème) appartenant au chef présumé de l'escroquerie. Lors de perquisitions à son domicile, les policiers ont retrouvé une Porsche 911, un 4X4 Mercedes et deux scooters. Des avoirs bancaires, dont certains dans des paradis fiscaux, ont également été identifiés, selon le parquet. mra-jcp/pmg/bg
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