|
PARIS, 24 juin 2009 (AFP) - Deux cents sans-papiers, selon les organisateurs, ont occupé mercredi de 14H30 à 17H30 le hall d'une agence d'accueil de l'Urssaf à Paris pour dénoncer le "racket sur les travailleurs sans-papiers qui cotisent mais ne reçoivent rien", a constaté un journaliste de l'AFP.
Ils ont quitté les lieux après avoir reçu la promesse d'être reçus vendredi par la direction centrale de l'Urssaf, qui devrait relayer les revendications du groupe auprès du ministère du Travail. Réunis à l'appel d'une vingtaine d'associations, dont Droits devant!, les manifestants sont arrivé à 14H30 à l'agence de l'Urssaf située 10, rue du Faubourg Montmartre (IXe arrondissement), ont envahi le hall aux cris de "Halte au racket des sans papiers", mais ont laissé la vingtaine de conseillers de cette agence d'accueil travailler normalement. Ils ont demandé au directeur local de rencontrer la direction nationale de l'Urssaf. Selon le porte-parole de Droits devant!, Jean-Claude Amara, cette manifestation qui vise l'Urssaf, "principal collecteur de cotisations sociales", a pour but "de dénoncer le racket institutionnalisé organisé depuis des années par le gouvernement et le patronat français sur les cotisations et les impôts des travailleurs sans-papiers, qui payent 2 milliards d'euros par an mais ne reçoivent rien". Les manifestants portaient le portrait d'un Malien, Diawoye, "qui a travaillé 15 ans en France, a cotisé 72.000 euros, a été expulsé et ne reçoit rien". Ils ont aussi demandé la régularisation de tous les sans papiers. jag/mm/df
|