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Deux anciens chefs présumés de l'ETA aux assises pour tentative d'extorsion |
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16-11-2009 |
PARIS, 16 nov 2009 (AFP) - Deux anciens chefs présumés de l'organisation séparatiste basque ETA, Juan Ibon Fernandez Iradi, dit "Susper", et Gorka Palacios Alday, comparaissent depuis lundi devant les assises spéciales de Paris notamment pour des tentatives d'extorsion de fonds.
Arrêté dans les Landes, le 19 décembre 2002, Susper s'était évadé du commissariat de Bayonne, avant d'être repris le 4 décembre 2003 à Mont-de-Marsan. Il a été condamné en février 2008 à 30 ans de réclusion pour avoir tiré sur un gendarme en 2001 dans le sud-ouest de la France. Trois mois plus tard, en mai, il a écopé de 15 ans supplémentaires et d'une interdiction définitive du territoire français en tant qu'ancien chef de l'appareil militaire d'ETA. Pour ce qui est de Gorka Palacios Alday, il a été appréhendé le 9 décembre 2003 au cours d'une opération menée à Lons, dans la banlieue de Pau. Chef présumé des commandos militaires d'ETA, il est accusé par la police espagnole d'avoir participé notamment à l'assassinat du général Justo Oreja Pedraza en juin 2001 à Madrid. Il avait été interpellé en même temps que Juan Luis Rubenach Roig, recherché par les Espagnols pour le même attentat. Ce dernier comparaît également devant la cour d'assises, aux côtés de trois autres Espagnols (José Miguel Almando Erviti, Patxi Abad Urkixo et Inigo Vallejo Franco) et d'une Française (Garazi Aldana). A l'occasion de ces arrestations en série, en décembre 2003, les policiers français avaient découvert dans les Landes quelque 125 lettres d'extorsion de fonds attribuées à ETA et adressées à des entrepreneurs espagnols. Dans ces lettres, ETA exigeait un "impôt révolutionnaire" d'un montant compris entre 30.000 et 360.000 euros, menaçant ses destinataires de conséquences graves au cas où ces derniers ne verseraient pas la somme. Ces "victimes" ayant refusé de payer, leurs noms avaient été transmis à l'appareil militaire de l'ETA. Lundi, à l'ouverture des débats, Susper a dénoncé une "parodie" de procès, et déploré l'absence de "légitimité" de la justice française à juger des membres d'ETA. Le procès est programmé jusqu'au 27 novembre, mais il pourrait s'achever plus tôt.
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