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PARIS, 4 mars 2009 (AFP) - Deux figures du grand banditisme, ainsi que Mehdi Hornec, un neveu des frères Hornec, parrains présumés du milieu parisien, ont comparu mercredi à Paris dans une affaire de racket à laquelle ils assurent être totalement étrangers.
Le procès devant la 16e chambre du tribunal correctionnel doit s'achever le 20 mars. L'affaire avait débuté en décembre 2005, à la suite d'une écoute téléphonique d'un dénommé David Cassuto qui conversait avec Mehdi Hornec et évoquait ce racket. Selon l'accusation, la vingtaine de prévenus procédaient "au recouvrement forcé de créances fictives, majorées ou frauduleuses auprès de commerçants travaillant dans le milieu des régies publicitaires, de l'ameublement ou de la restauration". Issus de la communauté juive, ces commerçants étaient implantés à Paris ou dans la région parisienne. Sous la menace, parfois accompagnée de quelques gifles, ils se seraient fait remettre des sommes comprises entre 1.500 et 30.000 euros, voire des chèques ou des voitures. Imed Mohieddine, dit "Tonton", et Nordine Mansouri, dit "La Gelée", considérés par les policiers spécialisés comme deux membres éminents du grand banditisme, se seraient chargés de faire peur aux commerçants, leur expliquant qu'ils étaient leurs nouveaux créanciers de dettes réelles, qu'ils avaient envers des tiers, ou fictives. Ayant acquis la réputation de pouvoir, moyennant rétribution, les aider à trouver des solutions, Mehdi Hornec intervenait ensuite, faisant mine de négocier pour leur compte les montants sollicités. Pour les policiers, il s'agissait en fait "clairement" d'un accord avec les auteurs de ces pressions, qui lui permettait de faciliter le paiement des sommes réclamées. "C'est un dossier beaucoup plus trouble qu'on le dit", soulignait mercredi l'un des avocats de la défense, Me David-Olivier Kaminski. Ainsi, relevait-il, certaines victimes avaient elles-mêmes des activités illégales. Au procès, plusieurs sont d'ailleurs également prévenus. Au premier jour d'audience, les prévenus ont d'ailleurs réclamé la présence des victimes présumées, toutes absentes. Pour les prévenus, ce n'est pas par peur des représailles qu'elles ne se sont pas présentées, mais parce que le dossier est vide. "C'est un montage. Personne n'a rien à voir ici dans ce dossier", créé de toute pièces par la police, a dénoncé Mehdi Hornec, déçu de voir que la justice, "quand elle tient un nom connu, fait un massacre". dom/ls/sst/lln
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