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PARIS, 3 mars 2009 (AFP) - Paris s'est doté d'un nouveau contrat de sécurité qui a été signé mardi à l'Hôtel de ville par le maire de Paris, Bertrand Delanoë, le préfet de police, Michel Gaudin, et le procureur de la République, Jean-Claude Marin, a constaté un journaliste de l'AFP.
Le précédent datait de 1999, mais avait été actualisé en janvier 2002 après le changement de municipalité dans la capitale. Ce nouveau document actualise le diagnostic de la délinquance parisienne avec ses évolutions récentes, en termes statistiques et qualitatifs, et présente un plan d'actions des différents intervenants pour prévenir et traiter ces phénomènes de délinquance. Il devrait également permettre d'améliorer l'échange partenarial entre les acteurs de ce contrat selon ses auteurs. Pour le préfet de police, Michel Gaudin, "Paris est aujourd'hui une ville sensiblement plus sûre qu'en 2001". Il a rappelé qu'entre 2001 et 2008, "aussi bien la délinquance générale que les trois grandes catégories de délinquance ont reculé: atteintes aux biens (-42%), atteintes aux personnes (-7,6%), escroqueries et délinquances financières (-12,4%)". Au chapitre des points noirs, toutefois, figurent les violences aux personnes sans motifs crapuleux, qui ont augmenté entre 2001 et 2008 de 86,7%, l'implication croissante des mineurs dans les faits de violence, les trafics et consommation de drogue, et les bandes, dont le procureur de la République souhaite "évaluer et suivre le phénomène" pour "mieux prévenir leurs actes et y apporter la meilleure réponse pénale". Bertrand Delanoë a estimé que "la lutte contre la violence sous toutes ses formes, doit devenir, plus que jamais, l'axe central de nos politiques", rappelant la position "claire" de la ville: "il n'y a, dans notre ville, qu'une seule police, celle de l'Etat, à laquelle il appartient d'assurer la sécurité et l'ordre public". L'occasion pour le maire de souligner que la participation de la ville au budget de la préfecture de police "a augmenté de plus de 48% depuis huit ans". Le document définit en autres comme actions prioritaires, le maintien d'une présence policière forte sur la voie publique, l'accueil individualisé et l'aide aux victimes, l'amélioration de la prévention et de la prise en charge des violences commises dans le cercle familial. Il vise aussi la prévention situationnelle, la sécurisation des espaces collectifs, la lutte contre l'absentéisme scolaire et la déscolarisation et la lutte contre la récidive. Dans le cadre de ce contrat, des intervenants sociaux dans les commissariats vont être recrutés par la mairie, et six psychologues vont rejoindre les commissariats, sur crédits d'Etat. La préfecture de Paris et le rectorat de Paris sont également signataires de ce document élaboré en partenariat. jcp/ed/df
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