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Cinq ans de prison pour avoir cloné des cartes bancaires |
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20-10-2009 |
DRAGUIGNAN (Var), 20 oct 2009 (AFP) - Un électronicien et un entrepreneur en bâtiment ont été condamnés mardi à cinq ans de prison par le tribunal correctionnel de Draguignan (Var), pour avoir détourné 647.000 euros en clonant les cartes bancaires de 1.585 personnes dans le sud de la France.
Le tribunal a reconduit un mandat d'arrêt contre l'électronicien Gérard Moréno, 58 ans, en fuite depuis 2007. Aucun mandat de dépôt n'a été prononcé à l'encontre de l'entrepreneur du bâtiment Vincent Ammendola, 55 ans, considéré comme le financier des opérations techniques. Le tribunal a également accordé 10.000 euros de dommages et intérêts au groupement des cartes bancaires. L'affaire avait débuté en 2001 à Draguignan et Trans-en-Provence où plusieurs clients de stations-service automatiques avaient découvert sur leurs comptes des débits effectués par carte bancaire dans des pays où ils n'étaient jamais allés. Les gendarmes de la section recherche de Marseille (Bouches-du-Rhône) avaient ensuite fait le rapprochement avec des faits similaires signalés dans les Alpes-Maritimes, le Var, les Bouches-du-Rhône, le Vaucluse, l'Aude et les Pyrénées-Orientales. L'un des co-auteurs de l'escroquerie, Gérard Moréno, s'était dénoncé spontanément en 2003 aux gendarmes de Narbonne, accusant son complice, Vincent Ammendola et affirmant que ce dernier le menaçait. Il avait expliqué avoir mis au point un système, à l'aide d'une façade factice installée sur les pompes à essence et d'une mini-caméra dissimulée, pour capter les données des comptes des clients et leurs codes secrets. Il créait ensuite des clones en encodant des cartes vierges utilisables dans tous les pays où la carte à puce n'existe pas, en particulier en Italie et en Espagne.
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