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Belvédère: des actifs des deux dirigeants gelés |
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24-06-2010 |
PARIS, 23 juin 2010 (AFP) - Deux fonds d'investissements britanniques ont fait saisir à titre conservatoire mercredi des actifs appartenant aux deux dirigeants du groupe français de spiritueux Belvédère à qui ils réclament le remboursement d'une dette, a annoncé mercredi leur avocat dans un communiqué.
Cette information intervient à quelques jours de l'assemblée générale des actionnaires prévue vendredi et à laquelle sont attendues deux actionnaires célèbres, les stars de cinéma Bruce Willis et Jean Reno. Plus d'une vingtaine de saisies ont été menées dans cinq départements au nom de Maple Leaf et Astin Capital, deux fonds d'investissements londoniens, qui avaient prêté, en juillet 2007, 30 millions d'euros à Jacques Rouvroy, PDG de Belvedère et Krysztof Trylinski, directeur général, a précisé à l'AFP Me Fabrice Marchisio, avocat des fonds. Ces saisies conservatoires portent d'une part sur des actions représentant 7,5% du capital de Belvedère et d'autre part sur 66,7% du capital de la société financière du Vignoble, holding gérée par Jacques Rouvroy, détenant notamment plus de 8% du capital de Belvedère. En tout, les saisies représentent, directement et indirectement, plus de 15,5% du capital de Belvedère. "Cela ne nous empêche pas de dormir. Nous faisons le nécessaire pour que cette saisie conservatoire soit rejetée dans les meilleurs délais, et elle le sera. C'est un non événement", a déclaré M. Rouvroy à l'AFP. Maple Leaf et Astin Capital avaient prêté ces 30 millions d'euros permettant aux deux dirigeants de garder le contrôle de leur société. "Cependant, une fois le danger d e perte du contrôle écarté, les dirigeants de Belvédère ont refusé de se conformer à leurs obligations", selon Me Marchisio. Les deux fonds avaient alors attaqué MM. Rouvroy et Trylinski devant la justice britannique et les deux dirigeants ont été condamnés en mars 2009 à payer plus de 15 millions d'euros, au titre des dommages et intérêts. "Ce communiqué (de Maple Leaf et d'Astin Capital, ndlr) est fait uniquement pour nous déstabiliser (...)", a affirmé Jacques Rouvroy. Le groupe a été placé en juillet 2008 sous procédure de sauvegarde afin de pouvoir restructurer sa dette, évaluée alors à près de 580 millions d'euros.
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