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CRÉTEIL, 7 déc 2007 (AFP) - Douze personnes en situation irrégulière et la gérante d'une société ont été interpellés mercredi lors d'une opération contre un atelier de travail clandestin à Villeneuve-le-Roi (Val-de-Marne), a-t-on appris vendredi auprès de la gendarmerie et du groupement d'intervention régional (GIR).
La gérante se trouvait toujours en garde à vue vendredi après-midi et devait être déférée au parquet de Créteil dans la soirée, a précisé le lieutenant-colonel Jean-Marie Wendel. Sur les dix femmes et deux hommes interpellés, de nationalité chinoise, en situation irrégulière et dont certains étaient soumis à un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière, cinq ont été transférés en centre de rétention. L'opération a été menée dans cette entreprise de produits culinaires asiatiques mercredi soir par la gendarmerie et le GIR, accompagnés de l'URSSAF, de l'inspection du travail, de la direction de la consommation, de la concurrence et de la répression des fraudes, et des services vétérinaires. Les employés, qui travaillaient pour 20 euros par nuit "dans des conditions incompatibles avec la dignité humaine", n'étaient pas déclarés, a ajouté M. Wendel. Les locaux étaient insalubres et les conditions d'hygiène n'étaient pas respectées, a souligné Anne Souvira, commissaire principal et chef du GIR du Val-de-Marne. "Les récipients étaient posés à même le sol et les crevettes décongelaient à température ambiante", a-t-elle poursuivi. Les produis fabriqués étaient distribués à l'échelle nationale. Ils portaient la norme CE-NF de manière frauduleuse. En plus des infractions pour travail dissimulé, emploi et aide au séjour d'étrangers en situation irrégulière et atteinte à la dignité humaine, la gérante pourrait être poursuivie pour abus de biens sociaux et absence de comptabilité. Pour la période 2006-2007, l'enquête a permis d'estimer à 180.000 euros les cotisations sociales à recouvrer. "Le chiffre d'affaires de l'entreprise est passé de 100.000 euros en 2004 à 700.000 euros en 2007 alors même que l'entreprise n'a pas développé sa masse salariale. Ce n'est pas clair", a affirmé le capitaine Jean-Luc Larcher.
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