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annulation d'une partie de la mise en examen de Jacques Mariani |
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24-02-2010 |
AIX-EN-PROVENCE (Bouches-du-Rhône), 24 fév 2010 (AFP) - La chambre de l'instruction de la cour d'appel d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) a annulé le placement en garde à vue de Jacques Mariani ainsi qu'une partie de sa mise en examen, à l'été 2009, dans une affaire d'extorsion de fonds, a-t-on appris jeudi auprès de son avocat Me David Metaxas.
Me Metaxas a ajouté qu'il continuait à demander la nullité complète de la procédure et se pourvoyait donc en cassation, parallèlement au dépôt d'une requête en suspicion contre le juge Charles Duchaine de la Juridiction interrégionale spécialisée de Marseille (Jirs, chargée des affaires liées au crime organisé). Le parquet général avait requis la nullité du placement en garde à vue de M. Mariani mais refusé d'étendre cette nullité à la mise en examen. Jacques Mariani, 43 ans, fils d'une figure de la bande bastiaise de La Brise de Mer Francis Mariani décédé en janvier 2009 dans l'explosion d'un hangar en Haute-Corse, purge actuellement une peine de 15 ans de réclusion criminelle à la centrale de Saint-Maur (Indre) pour l'assassinat du nationaliste corse Nicolas Montigny en 2001. Il avait été extrait de sa cellule les 17 et 18 juin 2009 pour être entendu par la direction centrale de la PJ à Nanterre dans une affaire d'extorsion de fonds concernant des établissements de nuit d'Aix-en-Provence. Présenté comme le "personnage central" d'un réseau piloté depuis sa cellule, lors d'une conférence de presse au parquet de Marseille le 19 juin, il avait été mis en examen le 24 juillet par M. Duchaine. Me Metaxas avait plaidé la nullité de toute la procédure. Selon lui, M.Mariani a été "extrait de prison et placé en garde à vue pour un présumé racket organisé depuis sa prison, au lieu d'être directement mis en examen". En outre, "alors qu'il est encore interrogé et même pas présenté au magistrat instructeur, le procureur et le directeur de la PJ de Marseille organisent une conférence de presse pour expliquer, devant stylos, micros et caméras, en quoi il est coupable". Jacques Mariani encourt une peine de 20 ans de réclusion criminelle pour cette affaire dans laquelle d'autres personnes ont été mises en examen.
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