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Affaire Technip: André Guelfi relaxé en appel, Georges Krammer condamné |
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04-02-2010 |
PARIS, 4 fév 2010 (AFP) - La cour d'appel de Paris a confirmé la relaxe de l'homme d'affaires André Guelfi, surnommé "Dédé la Sardine", mais infirmé celle de Georges Krammer, l'ancien directeur commercial de Technip, alors filiale d'Elf, tous deux poursuivis dans une affaire de pots-de-vin, selon un arrêt consulté jeudi par l'AFP.
Relaxé en première instance, M. Krammer a été jugé coupable en appel d'abus de confiance et abus de biens sociaux et condamné à trois ans de prison dont 18 mois avec sursis et 200.000 euros d'amende. Selon l'arrêt rendu jeudi par la cour d'appel de Paris, il devra également verser plusieurs millions d'euros de dommages et intérêts à Technip, partie civile au procès. Poursuivi pour "complicité et recel d'abus de confiance", M. Guelfi, âgé de 90 ans, était soupçonné d'avoir versé en 1994 des pots-de-vin à Georges Krammer. L'affaire remonte à 1994. M. Guelfi avait alors joué l'intermédiaire entre le président ouzbek Islam Karimov et la société Technip. Celle-ci lui avait versé une commission, légale, de 18 millions de dollars pour l'avoir aidée à décrocher la construction d'une raffinerie en Ouzbékistan. Mais André Guelfi avait ensuite reversé trois millions de dollars sur des comptes off-shore, de l'argent considéré par l'accusation comme des "rétro-commissions", illégales. Les bénéficiaires de ces comptes étaient Alfred Sirven, l'ancien directeur des Affaires générales d'Elf, décédé en février 2005, et M. Krammer. En première instance, en octobre 2007, André Guelfi avait dit ignorer que cet argent leur était finalement arrivé. Selon lui, le président Karimov lui avait demandé d'accélérer la livraison de la raffinerie, ce qui avait entraîné un surcoût de 3 millions de dollars. L'homme d'affaires assurait avoir préféré rogner sur sa commission et reverser cette somme à Technip, plutôt que de renégocier le prix avec M. Karimov. Georges Krammer affirmait de son côté que cet argent lui avait servi à rétribuer ses réseaux d'influence.
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