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Affaire Léon Bertrand : remise en liberté d'un chef d'entreprise |
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26-10-2010 |
CAYENNE, 26 oct 2010 (AFP) - Un chef d'entreprise guyanais, Abongo Adam, en détention provisoire depuis le 19 octobre dans l'affaire présumée de corruption qui touche notamment l'ancien ministre Léon Bertrand, a été remis en liberté mardi en fin d'après-midi à Fort de France, a-t-on appris de source judiciaire.
Le parquet général de Fort de France avait demandé le maintien en détention de M. Adam mais la chambre de l'instruction de Fort-de-France en a décidé autrement. Le chef d'entreprise, qui reste mis en examen pour "corruption active et recel de favoritisme", a l'interdiction de quitter la Martinique et doit payer une caution de 50.000 euros. "Il est soupçonné d'avoir créé une société de BTP en Guyane qui a obtenu des marchés de travaux publics de manière truquée" avait déclaré la semaine dernière à l'AFP une source judiciaire. L'intéressé est surtout connu en Guyane pour ses activités d'exploitant de sites aurifères et de transporteur fluvial. "Abongo Adam est la douzième roue du carrosse, il est victime de pratiques illicites qu'il n'a pas initiées. Sur un marché, il a reconnu qu'il a du donner une enveloppe", avait pour sa part déclaré jeudi dernier Me Jérôme Gay, l'un des avocats du chef d'entreprise. Me Gay s'est dit mardi soir "satisfait de la décision de remise en liberté". Lors de l'audience publique devant la Chambre de l'instruction, M. Adam a confirmé avoir remis une enveloppe de 20.000 euros à Augustin To-Sah-Be-Nza (autre mis en examen de ce dossier), alors directeur général de la communauté de communes de l'ouest guyanais (CCOG), présidée depuis avril 2001 par Léon Bertrand. Léon Bertrand, l'ancien secrétaire d'Etat puis ministre délégué au Tourisme (2002-2007) est, lui, mis en examen pour "corruption passive et favoritisme" depuis le 27 novembre 2009 dans ce dossier instruit en Martinique. Les enquêteurs soupçonnent un système de pot-de-vin mis en place afin, notamment, de financer des campagnes électorales de M. Bertrand, maire de Saint-Laurent du Maroni depuis 1983. Depuis sa première audition dans ce dossier, Léon Bertrand nie les faits.
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